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Barrages : la France n’est pas un épouvantail

Ibisevic et les Bosniaques ne craignent pas la France.

Ibisevic et les Bosniaques ne craignent pas la France. - -

A quelques heures du tirage au sort des barrages qualificatifs pour la Coupe du monde 2010, les adversaires potentiels des Bleus ne paraissent pas effrayés à l’idée de les affronter.

L’Irlande ne craint personne
« Après le match contre l’Italie (2-2), on peut battre n’importe qui ! » Sur les forums de discussion, les supporters irlandais n’hésitent pas à afficher leur assurance. Après tout, leur équipe reste invaincue dans ces qualifications. Avec l’Ukraine, elle fait même figure d’épouvantail pour les équipes têtes de série (France, Portugal, Russie et Grèce). « Peu importe qui on affronte, affirme d’ailleurs Kevin Kilbane, l’un des piliers de la sélection irlandaise. Nous sommes assez confiants pour battre n’importe qui sur deux matches. » Le milieu de terrain de Hull City assure que ses coéquipiers sont « morts de faim et prêts à faire un gros tournoi ». Un point de vue partagé par la presse irlandaise, pas spécialement apeurée à l’idée de voir son équipe affronter la France ou le Portugal. Marco Tardelli, l’adjoint de Giovanni Trapattoni, est le seul à concéder une préférence. Il vote pour la Grèce, qui constitue sans doute la tête de série la moins brillante de ces éliminatoires.

La Bosnie espère la Grèce… ou la France !
Les Bosniaques aimeraient eux aussi voir la Grèce sortir du chapeau lors du tirage au sort. Bien qu’il n’ait « peur de personne » et qu’il « connaisse les qualités de [son] équipe », Miralem Pjanic ne cache pas que l’équipe hellénique ne constitue pas forcément un mauvais tirage. Le joueur de l’OL connaît bien l’équipe de France. « Elle a peut-être eu un peu de mal au début, mais elle a énormément de qualités, estime-t-il. Ils peuvent faire mal à tout le monde. » Miroslav Blazevic est également conscient du potentiel des Bleus. Cela n’empêche pas le sélectionneur de la Bosnie d’espérer les rencontrer. « Peut-être qu’il s’agit d’une petite vengeance sportive, après l’élimination de la Croatie en demi-finale de la Coupe du Monde, il y a onze ans de cela », confie celui qui était l’entraîneur de la bande à Suker en 1998.

La Slovénie attend le Portugal
A Ljubljana, la France ne fait pas vraiment partie des préoccupations. La presse slovène semble plutôt s’émouvoir du dédain que leur manifestent les joueurs portugais. De retour dans son club de Cologne, Milivoje Nvakovic rapporte les propos qu’il a échangés avec ses coéquipiers, Maniche et Petit. Selon le milieu de terrain slovène, les deux Portugais estiment « que la Slovénie ne disposera pas des ressources nécessaires si elle devait affronter le Portugal ». Et d’ajouter : « Ils m’ont bien fait rire ! »

L’Ukraine craint la Russie
« Si l’Ukraine bat les Russes en barrage, ça deviendra une fête nationale ! » La petite phrase de Sergei Kravchenko résume bien la rivalité historique qui anime Russes et Ukrainiens. Malgré tout, le milieu de terrain du Dynamo Kiev aimerait éviter la sélection de Guus Hiddink. Pour lui, la Grèce constitue le meilleur tirage. D’une manière générale, les Ukrainiens semblent d’ailleurs se satisfaire de ce rôle d’épouvantail, qui a vu successivement Julien Escudé, le Portugais Deco ou le Russe Diniyar Bilyaletdinov la considérer comme l’équipe à éviter. En Russie, 71% des personnes sondées par un site sportif espèrent d’ailleurs éviter l’Ukraine.

La rédaction