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Brésil-France : Un blason à redorer

Karim Benzema

Karim Benzema - -

L’équipe de France se déplace ce dimanche à Porto Alegre pour y affronter le Brésil (21h). Contre une Seleçao en pleine reconstruction, les Bleus tenteront de faire meilleure figure qu’en Uruguay cinq jours plus tôt (0-1). Un vrai test, à un an de la Coupe du monde.

Souvenirs, souvenirs. A la seule évocation de l’affiche Brésil-France, le passé plus ou moins récent ne manque pas de remonter à la surface. L’opposition est un classique. Entre deux anciennes places fortes de l’échiquier international, c’est incontestable. Pourtant, de prestige, il n’est plus vraiment question. Dimanche, dans une Arena do Gremio flambant neuve, ce sont bien deux équipes en reconstruction, pour ne pas dire malades, qui s’affronteront (coup d’envoi à 21h). Les Bleus, 18e au classement FIFA, qui restent sur trois défaites en quatre matches, contre la Seleçao (1 victoire en 6 matches), 22e. Plutôt tristounet.

Cris, ancien Lyonnais et observateur privilégié des deux sélections, ne le cache pas : « Aujourd’hui, la France et le Brésil sont dans la même situation : ce sont deux équipes en formation ». Et de poursuivre : « Au Brésil, nous avons de grands talents, de grands joueurs, mais ce n’est pas encore un groupe prêt pour jouer une Coupe du monde, même si nous voyons déjà une progression. En France c’est pareil. Le coach Deschamps est en train de construire son équipe ». A un an, presque jour pour jour, du Mondial 2014, le temps commence malgré tout à presser, et les deux équipes seront en quête de certitudes, voire d’un résultat.

Lloris et Benzema titulaires

Les Tricolores, incapables de garder leur cage inviolée lors des huit dernières rencontres, passeront un vrai test face à un Brésil toujours impressionnant sur le papier. « Quand vous prenez les quatre qui vont jouer en face de nous sur le plan offensif, Fred, Neymar, qui est à Barcelone, Hulk, qui va peut-être aller à Chelsea et Oscar qui y est déjà, ça veut tout dire, résume Didier Deschamps. Si vous les prenez par ligne, regardez dans quels clubs ils sont. Ça montre le potentiel et la qualité qu’il y a dans cette équipe. »

Finalement, 22e nation mondiale ou pas, le Brésil reste le Brésil. « Jouer là-bas, c’est juste grandiose, s’enthousiasme Bakary Sagna. C’est le pays du football. Les gens y vivent football, c’est presque une religion. On sait très bien que du petit bébé à la grand-mère, tout le monde supporte ». C’est d’ailleurs avec une équipe plus « traditionnelle » que les Bleus tenteront de se rassurer : Lloris dans les buts, Benzema en pointe, Matuidi et Cabaye dans l’entrejeu. Une ébauche d’équipe-type prouvant que Didier Deschamps ne cracherait pas sur les bienfaits d’une victoire contre les Brésiliens. Le sélectionneur français l’a bien compris, le classement FIFA ne suffit pas à effacer l’aura de la sélection aux cinq Coupes du monde.

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Le onze probable|||

Le dernier entraînement des Bleus, à la veille du match amical face au Brésil, a confirmé les intentions de Didier Deschamps. Le sélectionneur français va changer une grande partie de l’équipe qui avait perdu mercredi en Uruguay (1-0). Josuha Guilavogui fêtera sa première titularisation en équipe de France. Adil Rami sera aligné aux côtés de Mamadou Sakho, alors que Karim Benzema sera titulaire en pointe. Au cours de l’opposition, Deschamps a également testé une formule avec Olivier Giroud associé à Benzema et Valbuena en attaque.

La composition probable : Hugo Lloris (c) - Debuchy, Rami, Sakho, Mathieu - Guilavogui, Matuidi - Valbuena, Cabaye, Payet - Benzema.

A.T. avec J.S. et J.R.