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Domenech : « On joue à onze récupérateurs »

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Avec la suspension de Toulalan, Raymond Domenech pourrait avoir la tentation de faire évoluer l’équipe de France avec un seul milieu récupérateur, mercredi contre la Lituanie. Le sélectionneur des Bleus a esquivé la question…

Peguy Luyindula était arrivé dans les derniers la semaine dernière, et il a joué à Kaunas. Alors est-ce que Rio Mavuba, appelé de dernière minute aujourd’hui, va être titulaire demain contre la Lituanie ?
Rio vient dans le groupe car il y a eu des pépins, comme pendant tout ce stage. Il faut être sûr d'avoir quelqu'un en plus, plutôt que quelqu'un en moins.

L'absence de Jérémy Toulalan (suspendu) peut-elle vous pousser à modifier le système de jeu, en évoluant avec un seul milieu récupérateurs par exemple ?
J'ai toujours joué avec onze récupérateurs. (Sourire) Pour pouvoir jouer, animer le jeu, il faut bien récupérer. Cela a été un des éléments samedi soir, on a pu récupérer le ballon vite, tout le monde était concerné. L'équipe se construit en permanence. Samedi à Kaunas, les joueurs ont compris quelque chose du haut niveau : il faut être présent dans la récupération.

Quelque chose pourrait-il vous pousser à changer quelque chose dans l'équipe ?
L'effet de surprise. Ce qu'on me reproche parfois, c'est que je ne change pas beaucoup.

A Kaunas, la solution est venue d'un tir lointain de Franck Ribéry. C'est quelque chose que vous encouragez chez vos joueurs ?
Je les encourage à le faire depuis 2004. Quand on arrive contre des adversaires repliés, qui jouent bas, les frappes de 25 mètres cadrées sont utiles, car cela oblige les adversaires à sortir un peu plus. En plus, on a les joueurs capables de le faire. Il faut insister car ce n'est pas dans la nature des joueurs français qui aiment rentrer dans les buts avec le ballon...

Vous jouerez à guichets fermés au Stade de France. Craignez-vous de nouveaux sifflets ?
Les joueurs ont besoin du public. Ils étaient 500 supporters français à Kaunas, ils ont fait le déplacement, ce sont de vrais supporters, ceux-là, je les remercie. Il ne faut pas généraliser si une partie du public siffle. Il n'y pas qu'en France qu'il y a des sifflets. A l'étranger, j'ai vu des équipes sortir sous les sifflets car ils avaient perdu. Maintenant, ils peuvent aider un peu plus les joueurs. J'ai revu le dernier France-Lituanie (2-0 en octobre 2007) et j'ai bien écouté le son, à la 79e minute avant que Thierry Henry ne marque le premier but, les supporters ont poussé, poussé, car ils savaient qu'on faisait ce qu'il fallait. Il y avait un vrai 12e homme.

Pour terminer, cela vous fait-il peur de jouer un 1er avril ?
La seule chose qui me fait peur, c'est le résultat.

La rédaction