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Equipe de France: le recadrage de Nicollin sur la crise chez les Bleues

Président du club de Montpellier, où évoluent plusieurs internationales, mais aussi de l’association du football professionnel féminin, Laurent Nicollin a réagi à l'actuelle crise chez les Bleues. En mettant tout le monde devant ses responsabilités.

Tous, ou plutôt toutes responsables. Alors que la crise de confiance entre la sélectionneure des Bleues Corinne Diacre et une partie de son groupe a pris une nouvelle dimension depuis dimanche et la sortie très musclée de la capitaine Amandine Henry, le président du Montpellier HSC Laurent Nicollin, par ailleurs président de l’association du football professionnel féminin (AFPF), a procédé à un recadrage général dans une interview à L'Equipe ce mardi.

S’il assure ne pas être surpris par les déclarations d’Henry, le dirigeant héraultais a tout de même envoyé "un message de soutien, ou d’encouragement", à Diacre. Et met tout le monde dos à dos.

"Il faut que chacun bosse et la ferme"

"Le seul bilan que je vois, c’est que ce soit avec les sélectionneurs d’avant, ou l’actuelle, l’équipe de France n’a absolument rien gagné, rappelle Nicollin. Je pense que c’est la question qu’il faut se poser. Ce n’est pas de savoir si les joueuses sont compétentes ou non, ou si la sélectionneuse est compétente ou non. Il faut que chacun fasse preuve d’un peu plus d’humilité, que chacun bosse et la ferme, et puis qu’elles ramènent des titres. Autant certaines peuvent parler parce qu’elles ramènent des titres avec l’OL, et j’en suis le premier supporter, mais là, c’est l’Equipe de France, et personne ne peut se l’approprier, elle n’appartient pas à un club, à des joueuses ou à une sélectionneuse. Il faudrait remettre un peu l’église au centre du village."

Et c'est sur ce point-là que le président montpelliérain attend une action de la FFF. En tout cas, Nicollin assure que les internationales du MHSC (Marion Torrent, Valérie Gauvin...) n'ont pas fait état de crispations particulière avec Diacre. "Pas du tout, poursuit-il. Après, je peux vous dire que mes joueuses ne vont pas en équipe de France avec une grande joie, en buvant du champagne. Mais je pense que c’est une ambiance générale, pas plus de la faute de la sélectionneuse que des joueuses de l’OL."

CC