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Equipe de France : Les 4 étapes du renouveau

Franck Ribéry et Yohan Cabaye

Franck Ribéry et Yohan Cabaye - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

L’équipe de France a vécu une véritable communion avec son public mercredi face aux Pays-Bas (2-0). Un jeu retrouvé, des nouveaux appréciés, un bonheur exprimé et un public reconquis : les clés d’une reconquête en quatre temps.

En renversant l'Ukraine au Stade de France

Il y a eu, très clairement, un avant et un après France-Ukraine. Au bord de l’élimination cinq jours plus tôt après leur défaite au stade olympique de Kiev (2-0), les Bleus, dos au mur, crient sur tous les toits qu’ils aborderont le match retour avec un esprit de révolte. Les mots revanche, fierté sont inlassablement évoqués en conférence de presse. Devant les médias, certains (Giroud) parlent de « mourir sur le terrain ». D’autres, comme Sakho, se veulent tout aussi imagés en évoquant « un couteau entre les dents ». Plus que leurs mots, c’est la détermination, la rage et l’énorme engagement que les Bleus mettront sur la pelouse du Stade de France qui les fera basculer vers le Brésil. Les 80 000 spectateurs présents en tribunes, unis avec eux pour cet instant décisif, sont comblés. Et convaincus. Tout comme les 7,6 millions de Français massés devant leur TV.

En retrouvant la joie de jouer

Il y a des attitudes qui ne trompent pas. Comme l’enthousiasme de Blaise Matuidi, titulaire de bout en bout mercredi face aux Pays-Bas, homme du match et auteur d’un but… « zlatanesque ». Ou le comportement de Karim Benzema, très souvent toutes dents dehors, même lorsqu’il n’avait pas le ballon. Le Madrilène, souvent sombre par le passé, a exprimé au grand jour sa joie retrouvée de jouer en bleu, ainsi que son épanouissement personnel au Real Madrid. Il n’était pas le seul à prendre du plaisir sur le terrain et à le montrer. Et au coup de sifflet final, alors que ce n’était qu’un match amical, les Bleus n’ont pas été avares en manifestation de joie. Preuve, s’il en fallait qu’un groupe est bien né le 19 novembre dernier.

En retrouvant un vrai fonds de jeu

Si la liste de Didier Deschamps contre les Pays-Bas a peut-être déjà donné, dans les grandes lignes, une bonne idée des 23 futurs élus pour le Mondial, le schéma tactique adopté face aux Bataves a également confirmé une tendance : les Bleus sont à l’aise en 4-3-3. C’est dans cette configuration qu’ils jouent le mieux, où certains évoluent quotidiennement avec leur club et dans lequel ils peuvent au mieux exploiter leur vitesse sur les ailes et la profondeur de leur avant-centre. C’est surtout dans cette compo-là que les joueurs de Didier Deschamps avaient renversé l’Ukraine. Si la charnière centrale a encore évolué en raison des blessures (Sakho, Koscielny), le milieu de terrain des Bleus est désormais verrouillé (Matuidi, Pogba, Cabaye). L’attaque aussi. Une bonne nouvelle pour les automatismes et les repères.

En effectuant une vraie (et réussie) cure de rajeunissement

Même si son baptême du feu ne restera pas dans les annales, Antoine Griezmann ne risque pas de l’oublier. Pas forcément pour sa prestation sur le terrain mais pour le chaleureux accueil que lui a réservé le public du Stade de France et les applaudissements qui ont accompagné sa sortie. Symbole de la sympathie des supporters pour les jeunes pousses intégrées par Didier Deschamps. Tout comme Digne, auteur d’une première plus prometteuse, Varane, Mangala et Pogba avant lui, Griezmann symbolise un vrai vent de fraîcheur. Et sur le terrain, ce jeune attelage est des plus séduisants. Varane a dirigé la défense des Bleus comme un vieux briscard tandis que Mangala mettait littéralement Robin van Persie dans… sa poche.

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A.D