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Et maintenant ?

Elodie Thomis

Elodie Thomis - -

Emmené par les joueuses de Bruno Bini, demi-finalistes de la Coupe du monde, le football féminin français a de beaux jours devant lui. Entre les JO et un avenir place sous le signe de l’essor, les joueuses de football ont désormais un avenir en France. Explications.

Le foot féminin dans une nouvelle dimension

« On a fait bouger les choses », assure Wendy Renard, la défenseuse tricolore. Très confidentiel avant la Coupe du monde, le foot féminin français a fait un bon en avant. En atteignant les demi-finales pour la première fois de leur histoire, les Bleues, séduisantes et courageuses, ont enchanté un public qui s’est pris de passion pour elles. Du jamais-vu. Records d’audience à l’appui, les joueuses de Bruno Bini ont fait basculer leur sport dans une nouvelle dimension : « Les choses bougent parce que les médias ont bougé, explique le sélectionneur. On a eu une vraie cote de sympathie. Les gens se sont identifiés à cette équipe. Ils ont vu 21 filles ordinaires avec un coach ordinaire, ça leur a plu. » Toute comparaison avec 23 mondialistes sud-africains est-elle utile ?..

Objectif Londres

Extrêmement déçues après leur défaite contre la Suède (2-1) à l’issue du match pour la 3e place, les Bleues accompagneront pourtant les Scandinaves à Londres dans un an pour y disputer les Jeux Olympiques. Avant les partenaires de Gaëtane Thiney, jamais une équipe de France de football féminin n’avait réussi à se qualifier pour les JO. « On est devenue une grande nation, se réjouit Wendy Renard. Notre prochain objectif est de faire une très bonne prestation aux Jeux Olympiques. On va bien travailler cette année pour cela. » Si elle veut monter sur le podium, l’équipe de France devra progresser sur le plan du réalisme offensif et de la rigueur défensive, deux lacunes qui lui ont été fatales face à des équipes plus expérimentées comme l’Allemagne (4-2), les USA (3-1, en demi-finale) et la Suède (2-1).

Le soutien de la FFF

La Fédération française de football n’a pas perdu de temps. Observant avec intérêt la popularité naissante des Tricolores, la FFF a lancé lundi une consultation sur les droits d’exploitation de la Division 1 féminine pour les trois prochaines saisons. Mardi, Bruno Bini doit aussi rencontrer Noël Le Graët, le président de la FFF. « On va voir comment faire encore bouger les choses », précise le sélectionneur national. Le foot féminin français, qui compte à ce jour 55.000 licenciées, est encore à des années-lumière du foot allemand (1,2 millions). Mais cette Coupe du monde a sans doute changé la donne.

Le titre de l'encadré ici

Les Bleues sur les Champs |||

De retour d’Allemagne au lendemain de la défaite contre la Suède lors du match pour la 3e place (2-1), les Bleues ont atterri à Roissy dimanche en début d’après-midi. Après un après-midi libre, elles avaient prévues de regarder la finale Japon-Etats-Unis ensemble. Lundi, les partenaires de Sandrine Soubeyrand pourront se rendre compte de l’impact de leur épopée auprès du grand public. Après un crochet par le siège de la FFF, elles se rendront à 14h au magasin de leur équipementier situé sur les Champs-Elysées, pour y rencontrer leurs supporters. Elles en profiteront aussi pour répondre aux nombreuses sollicitations médiatiques.