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Finlande-France : les Bleus n’ont (déjà) pas le choix

Franck Ribéry, Rio Mavuba, Mathieu Valbuena et Blaise Matuidi

Franck Ribéry, Rio Mavuba, Mathieu Valbuena et Blaise Matuidi - -

Premier match de qualification pour la Coupe du monde 2014 et premier impératif de victoire pour les Bleus. En Finlande, ce vendredi (20h30), l’équipe de France et son sélectionneur Didier Deschamps doivent démarrer du bon pied.

La photo de classe, la leçon de morale, les premiers passages sur l’estrade, devant les caméras… Cinq jours de cours, à peine le temps d’apprendre le code de bonne conduite affiché sur les murs de Clairefontaine que déjà, les Bleus ont une interro à gros coefficient. A Helsinki, ce vendredi soir (20h30), ils jouent ni plus ni moins qu’une partie de leurs espoirs de Coupe du monde. Pour voir le Brésil dans 22 mois, les Tricolores ne peuvent se permettre de laisser des points en route puisque dans leur groupe (I), l’Espagne, double championne d’Europe et championne du monde en titre, part avec la faveur des pronostics pour la seule place directement qualificative. Finir parmi les huit meilleurs deuxièmes (sur neuf groupes) sera synonyme de périlleux barrages, comme contre l’Irlande en 2009...

Alors même si Didier Deschamps assure ne viser que « la première place », ses Bleus seraient bien inspirés de battre, à l’aller comme au retour, tous leurs autres adversaires (Finlande, Biélorussie, Géorgie) pour se prémunir d’un double zéro pointé contre la Roja. « C’est sûr qu’on n’a pas le droit à l’erreur, reconnait Mathieu Valbuena. On sait très bien qu’on a l’Espagne, le gros morceau, dans notre groupe. Ils sont favoris mais on est ambitieux. On a envie de finir premiers. On sait très bien que ça va être compliqué. Donc contre la Finlande et la Biélorussie, il faut faire le plein. » Et donc déjà vaincre des Finlandais joueurs mais peu dangereux (96e au classement FIFA) pour la septième fois en sept matchs, afin de recevoir les Biélorusses dans une ambiance plus sereine mardi au Stade de France (21h). 

La Finlande, la Biélorussie puis… l’Espagne le 16 octobre

Le problème, c’est que gagner et marquer -l’un n’allant pas sans l’autre-, les Bleus n’en ont été capables qu’une fois lors de leurs quatre dernières rencontres. C’était contre l’Ukraine, à l’Euro (2-0), après le terrible orage de Donetsk. Deux éclairs (Ménez, Cabaye), puis 270 minutes de coupure. Un homme pourrait promouvoir le changement. Abou Diaby, l’éternel revenant parce qu’éternel blessé, devrait débuter. Il était de l’acte référence de l’ère Laurent Blanc, une victoire en Bosnie (2-0). Ses grands crayons doivent encore dessiner ce lien si précieux entre la défense et l’attaque pour que les Bleus respirent le bon air frais d’Helsinki. Et puis, les talents présumés de cette équipe de France, Franck Ribéry et Karim Benzema, doivent se réveiller et sortir de leur inefficacité chronique.

L’enjeu, ce vendredi soir, est offensif et comptable. Marquer prosaïquement un but de plus que les Finlandais, prendre ces fameux trois points. Les Bleus auraient alors le droit de rester au premier rang de leur classe, au moins jusqu’à l’effrayant déplacement à Madrid le 16 octobre. « Si au soir du match contre la Biélorussie, on a six points en poche, je serai très, très content et ce sera très bien », rêve modestement Didier Deschamps, lui qui est venu inculquer « la gagne » à des Bleus, 15e au classement mondial, qui ont trop de lacunes en matière de « beau jeu ». Ils ne visent pas la mention, seulement un peu plus de la moyenne à Helsinki. C’est déjà capital pour ne pas être collé en 2014.

Le titre de l'encadré ici

La compo des Bleus |||

Lloris – Réveillère, Yanga-Mbiwa, Sakho, Evra – Mavuba, Cabaye, Diaby – Ménez, Benzema, Ribéry

LP avec RM et JS