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France 98 y croit encore

Alain Boghossian

Alain Boghossian - -

Douchés par la défaite des Bleus ce vendredi en Ukraine (2-0), les anciens de France 98 croient tout de même en une qualification pour la prochaine Coupe du monde. Et sont mêmes prêts à proposer leurs services.

Eux aussi avaient la gueule de bois. Après avoir vu l’équipe de France se faire battre vendredi en Ukraine (2-0), en barrage aller pour la Coupe du monde 2014, les champions du monde 1998, qui se sont réunis ce samedi à Montpellier pour un match de charité, gardaient encore un goût amer au fond de la bouche. Et en tant qu’anciens éminents porteurs du maillot bleu, ils sont forcément passés par la case « débriefing » de ce camouflet pour Didier Deschamps et ses hommes. Et en attendant de peut-être changer de cap mardi soir en cas de non-qualification, la tendance était encore à l’union sacrée.

« L’équipe de France a un devoir, c’est de se battre 90, voire 120 minutes mardi, estime Alain Boghossian au micro de BFM TV. Je crois qu’il n’est pas impossible de se qualifier. » Un sentiment partagé par Henri Emile, ancien intendant de l’équipe de France : « C’est difficile mais on veut continuer à y croire. Il faut que nos joueurs soient beaucoup plus conquérants. C’est la condition numéro une pour aller au Brésil. Si on n’est pas capable d’avoir plus d’agressivité et d’aller beaucoup plus loin dans les efforts, on n’a aucune chance. Restons encore confiants car toute la France veut voir son équipe au Brésil. »

Boghossian : « Je suis très optimiste »

Alors que le pessimisme gagne une majorité des supporters des Bleus, les héros du 12 juillet 1998 ont encore quelques motifs d’espoirs et veulent croire à un exploit de Franck Ribéry et de ses coéquipiers au match retour. « Je crois que l’équipe de France a beaucoup de solutions. Franchement, elle a toutes les chances de se qualifier et je reste très optimiste », ose Boghossian. « J’espère que les Français vont venir pour encourager. Ce n’est pas le moment de siffler. Mais si ça ne passe pas, il faudra tourner une page. Il y a encore un petit espoir. J’y crois », renchérit Vincent Candela.

Mais l’esprit de conquête et la faculté de se transcender, qui avaient fait des merveilles lors du Mondial organisé sur le sol français, habiteront-t-ils les Bleus de 2013 ? Alain Boghossian répond par l’affirmative : « Ils sont tous au pied du mur. Si le caractère ne ressort pas, le match retour va être très difficile. L’équipe de France n’a jamais été aussi près d’une élimination donc je pense qu’il va y avoir du caractère, de la rébellion. Ces joueurs ont des capacités. Il ne faut pas croire que c’est impossible. L’Ukraine l’a fait, pourquoi pas nous ? Les joueurs seront prêts mardi. »

Les anciens proposent leurs services

Comme une ultime tentative avant un crash qui semble inévitable, les hommes de France 98 sont même prêts à venir donner un coup de pouce si Didier Deschamps et son staff le jugent utile. « Il faut voir si Didier Deschamps et la Fédération le souhaitent. Ça pourrait être une réponse, estime Henri Emile. Pour l’instant, il n’y a pas de demande dans ce sens. Je suis avec Blanc, Zidane, Candela, Boghossian… Tout le monde va soutenir l’équipe mais on ne peut pas s’imposer dans une organisation si on ne nous le demande pas. Est-ce souhaitable ? Ce n’est pas à nous de décider. » Dans la situation actuelle, tout semble bon à prendre pour les Bleus.

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Alexandre Alain avec Julien Landry