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France-Espagne, c’était mieux avant…

Euro 2000 : Djorkaeff face à Guardiola

Euro 2000 : Djorkaeff face à Guardiola - -

Avant que l’Espagne ne domine la planète, la France a longtemps été sa bête noire. En attendant de savoir si elle peut retrouver ce statut, retour sur ces matches souvent électriques où les Bleus gagnaient toujours à la fin. Séquence nostalgie.

Avant que l’Espagne n’écrase tout sur son passage à partir de l’Euro 2008, la Roja était l’un des adversaires « favoris » de l’équipe de France. De la finale de l’Euro 84 (2-0) au mémorable huitième de finale de Coupe du monde qui devait envoyer Zizou à la retraite en 2006 (3-1), l’équipe de France a très souvent malmené son voisin ibérique. C’est simple, en dehors de match amicaux, la France n’avait jamais été battue par l’Espagne avant sa défaite en quart de finale du dernier championnat d’Europe en 2012 (2-0). Pour Luis Fernandez, auteur de deux mémorables bicyclettes en 1988 (2-1) et 1991 (2-1), ces rencontres avaient un parfum particulier. « Etant d’origine espagnole, affronter l’Espagne n’a jamais été facile pour moi, confie Luis. Mais je jouais pour la France et j’ai toujours été heureux de battre l’Espagne. »

La victoire la plus marquante des Bleus face à l’Espagne reste sans nul doute celle acquise (avec Luis Fernandez) en finale de l’Euro 84, grâce à un coup franc de Michel Platini (bien aidé par la fameuse bourde du gardien Luis Arconada) et un but de Bruno Bellone (2-0) : « On avait beaucoup de pression, se souvient ce dernier. Il fallait absolument gagner. On recevait beaucoup de courrier. On ne pouvait pas se louper. Dans le vestiaire, il n’y avait pas un mot. Personne ne parlait. Michel Platini nous avait dit : « Regardez bien cette Coupe. Si vous la regardez bien, elle viendra à nous. » Grâce à cette victoire, la France, entraînée par Michel Hidalgo, remportait son premier grand titre sur la scène internationale.

Candela : « C’était extraordinaire ! »

L’équipe de France a souvent réussi à tirer profit des tensions internes entre joueurs du Real Madrid et du Barça au sein de la sélection espagnole. « Mais les France-Espagne sont toujours des grandes affiches, des grands moments. C’était extraordinaire », se souvient Vincent Candela, vainqueur de la Roja en quart de finale de l’Euro 2000 (2-1). Lors de cette rencontre, Youri Djorkaeff qui avait fêté son but en imitant un toreador s’était fait reprendre de volée par un Zinedine Zidane au sommet… de l’humilité.

Comment, enfin, oublier le quart de finale de la Coupe du monde 2006 à Hanovre (3-1) en Allemagne. Fade et peu convaincante au 1er tour, l’équipe de France de Raymond Domenech était la risée des médias espagnols qui imaginaient bien leur équipe envoyer Zinedine Zidane à la retraite. Pas de chance. Emmenés par un petit jeune, Franck Ribéry (auteur de son premier but en Bleu), d’un Patrick Vieira stratosphérique et d’un Zizou énorme qui ridiculisa la défense ibérique en fin de match, les Bleus avaient brillamment gagné le droit de défier (et de battre) le Brésil en quart de finale. Mais tout ça, c’était avant l’éclosion de la bande à Xavi&co….

Aurélien Brossier