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Giroud : « On peut embêter l’Espagne »

Olivier Giroud

Olivier Giroud - -

L’attaquant des Bleus était l’invité de Luis Attaque ce lundi sur RMC. L’occasion de dévoiler ses ambitions à l’heure de défier la Roja (le 16 octobre) en éliminatoires du Mondial 2014. Le buteur d’Arsenal a aussi évoqué ses débuts en Angleterre et la mauvaise passe de Montpellier.

Votre premier but en Premier League avec Arsenal, ce week-end à West Ham, a dû vous faire du bien moralement…

C’est clair. C’est important pour un attaquant. Même si j’avais marqué en Coupe, là, c’est la Premier League. Ça me donne beaucoup de confiance. J’avais déjà été décisif en faisant marquer quatre fois jusqu’à maintenant. Mais c’est toujours bien de marquer soi-même.

D’autant que l’ombre de Robin van Persie, parti cet été à Manchester United, plane toujours sur l’Emirates Stadium…

C’est sûr. Van Persie est parti, on attend beaucoup de moi. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation. Mais j’ai gardé confiance. Je suis sûr de mes qualités. Je vais continuer comme ça. Ce n’est pas une fin en soi d’avoir marqué mon premier but. J’espère qu’il y en aura plein d’autres.

Votre adaptation a-t-elle été difficile ?

Non, je me suis très bien intégré. Je me suis créé des occasions dès mes premiers matchs. C’était essentiellement un problème d’efficacité et de réussite. Quand c’est comme ça, on a l’impression que la cage est plus petite. On a moins de facilité pour marquer. Ça arrive pour un attaquant. Dans ces périodes-là, il faut concentrer sur le travail et garder confiance. J’ai toujours marqué des buts donc je ne me suis pas inquiété.

Avez-vous douté de vos qualités ?

Non, je n’ai pas douté. J’ai vraiment gardé confiance. Ça a été facilité par le soutien de mes coéquipiers, des fans et bien sûr du coach (Arsène Wenger, ndlr). Il a dit qu’il était patient. Il me parle de temps en temps. Tout est réuni pour que je me sente bien et que je progresse ici.

Comment jugez-vous le championnat anglais ?

C’est très athlétique. Il faut être prêt physiquement. Ça va d’une surface à l’autre. Il y a beaucoup de rythme. Quand j’étais petit, c’était un rêve de jouer en Angleterre. C’est devenu réalité. L’atmosphère dans les stades est extraordinaire.

Que vous inspire le début de saison de Montpellier, votre ancien club ?

Ça ne va pas fort. Il y a le contrecoup du titre de champion. L’équipe est très attendue. Il y a plus de pression avec un statut à assumer. Je ne pensais pas que le début de saison allait être aussi difficile. Mais je suis persuadé qu’ils vont vite rebondir. Il faut simplement qu’ils restent solidaires. C’est ensemble qu’ils s’en sortiront.

Comment les avez-vous trouvés lors de votre venue à la Mosson en Ligue des champions (victoire d’Arsenal 2-1) ?

J’avais prévenu mes coéquipiers que c’était une bonne équipe. Ils m’ont tous dit que j’avais raison après le match. Je leur ai dit : « Vous croyez qu’on a été champions de France par hasard la saison dernière ou quoi ? » J’espère que cette Ligue des champions va leur apporter un peu de confiance. Il faut qu’ils se fassent un peu violence en championnat.

Vous avez une nouvelle fois été appelé en équipe de France pour défier l’Espagne, le 16 octobre à Madrid, en éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Comment abordez-vous cette rencontre ?

J’espère qu’on pourra faire quelque chose de bien. Je suis persuadé qu’on peut les embêter. C’est la meilleure équipe du monde. Mais sur un match, tout est possible. Je les ai trouvés quand même moins au-dessus lorsqu’ils nous ont battus à l’Euro (2-0 en quarts de finale), même s’ils ont géré leur match. En plus, ils ont des absents. Ça reste l’Espagne. Mais si on n’a pas une lueur d’espoir, ça ne sert à rien d’y aller. Sans aucune pression, qui sait ? De toute façon, on n’est pas favoris. On le sait bien. 

Pensez-vous pouvoir évoluer aux côtés de Karim Benzema ?

Bien sûr. Ça s’est vérifié plus d’une fois à l’entraînement. C’est très facile de jouer avec lui. C’est un grand attaquant. Il suffit simplement d’essayer. On n’a été aligné qu’une mi-temps et demi ensemble. Ce n’est pas comme ça qu’on peut tirer de grands enseignements. Le coach y songe. Il essaye. On verra bien.