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Gourcuff : « Penser le même football »

Yoann Gourcuff et Abou Diaby

Yoann Gourcuff et Abou Diaby - -

Le milieu des Bleus ne s’alarme pas après la défaite face à la Chine. Comme ses coéquipiers, il a aujourd’hui la tête à l’Uruguay et la préparation de ce match.

Yoann, la Chine est-elle encore dans un coin de la tête ?
On n’a pas oublié complètement mais on est passés à autre chose, à récupérer du voyage. On va essayer de bien s’entraîner, de gommer nos erreurs et améliorer ce qui peut l’être. On était déçus parce que sur l’ensemble du match, c’est dur de prendre un but sur quasiment leur seul tir. Mais si on n’a pas marqué, on s’est créé pas mal de situations intéressantes. C’est une frustration d’avoir perdu parce que dans le contenu, on ne méritait pas cette défaite.

Dans quel état physique vous trouvez-vous ?
Ca va. C’est vrai qu’il y a eu le voyage juste après le match, l‘avion, du bus. On était fatigués hier matin en arrivant, mais là c’est bon. On pense juste à bien se préparer.

Que travaillez-vous à l’entraînement ?
On essaye de créer des automatismes, des liens entre les joueurs pour mieux se comprendre sur le terrain. On veut aussi être prêts physiquement et on travaille tactiquement à la vidéo, sur les situations à mieux négocier pour être plus compétitifs contre l’Uruguay. On a vu un peu trop d’espaces entre les lignes. Quand il y a un décalage et un centre, il faut de la présence devant le but pour épauler notre attaquant de pointe.

« Il y a beaucoup d’adrénaline au quotidien »

Comment se passe votre adaptation à ce 4-3-3 ?
On est là pour s’adapter à chaque système. Et on a les joueurs pour ça. Moi ça ne me dérange pas. On a assez d’expérience et de vécu pour ça.

Que doit faire l’équipe de France pour s’améliorer ?
Le plus important, c’est de penser le même football, anticiper des passes, de créer la surprise et des automatismes pour qu’à chaque situation, on puisse faire la différence en sachant ce que le coéquipier est capable de faire. Il faut de la disponibilité, du mouvement.

Mais les résultats lors des trois matches amicaux n’ont pas été convaincants.
Il ne faut pas s’obstiner à penser aux résultats de ces matches de préparation, même si c’est important pour la confiance. Il faut analyser le contenu surtout. On n’a mis que trois buts mais on a souvent été dangereux. On a aussi été dangereux sur les coups de pied arrêtés, ce qui n’était pas forcément une de nos forces avant.

Sentez-vous la pression monter ?
Il y a beaucoup d’adrénaline au quotidien pour préparer cet événement. C’est ma première Coupe du monde, je pars un peu dans l’inconnu. Mais ceux qui en ont déjà disputé nous en ont parlé. C’est un événement qui reste à part, avec un engouement qui dépasse tout ce qu’on peut connaître. »