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Knysna: Braillard avait été consulté pour la lettre des Bleus, mais dément l'avoir écrite

Le Monde révèle que Thierry Braillard, l’ancien secrétaire d’Etat chargé des Sports, était impliqué dans la fameuse lettre des Bleus à Knysna, justifiant la grève des joueurs le 20 juin 2010. Il reconnaît avoir été consulté, mais dément avoir participé à sa rédaction.

Dix ans après les faits, le chapitre Knysna (Coupe du monde 2010, en Afrique du Sud), qui a fourni certaines des plus sombres pages de l’histoire de l’équipe de France de football, n’est toujours pas refermé. Les plaies n’ont pas toutes cicatrisées, aussi parce que des secrets demeurent enfouis.

Qui a écrit cette lettre par laquelle les Bleus justifiaient la grève en soutien à Nicolas Anelka, évincé du groupe par le sélectionneur Raymond Domenech? Toute la lumière n’a pas été faite dans cette affaire et des informations continuent de nous parvenir. En ce lundi 15 juin 2020, par exemple, où l’on apprend l’existence des ramifications politiques de cette histoire qui a terriblement nui à l’image du football français.

Selon Le Monde, outre l'implication de l'ex-attaché de presse de Jérémy Toulalan, plusieurs sources convergent désormais vers Thierry Braillard. L’ancien secrétaire d’Etat aux Sports, sous François Hollande (2014-2017), était alors avocat au barreau de Lyon, maire adjoint de la ville et déjà proche d’un certain Jean-Michel Aulas (président de l’OL).

Braillard: "J'ai dit qu'il s'agissait d'une grosse connerie"

Contacté par le quotidien, Thierry Braillard dément avoir eu un rôle direct dans cette affaire, même s’il reconnaît avoir su ce qui se tramait le matin même à l’autre bout du monde. L’entourage d’un joueur l’avait semble-t-il contacté.

"On m’a demandé mon avis, a-t-il précisé. Qu’un joueur puisse dire: 'J’ai demandé un conseil ou un avis à Thierry Braillard', ça, je vous le confirme. Et je vous confirme quel était mon avis: j’ai dit qu’il s’agissait d’une grosse connerie. Incontestablement, mon avis n’a pas eu d’impact et n’a pas été suivi. Je trouvais ça tellement énorme que j’en suis resté là. Des années plus tard, on m’a dit que le mouvement était déjà lancé et que personne ne pouvait l’arrêter."

QM