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Le Brésil gagne (aussi) le match des supporters

Supporters brésiliens et français à Rio de Janeiro

Supporters brésiliens et français à Rio de Janeiro - -

Corrigés par la Seleçao ce dimanche (3-0), les Bleus ont déçu les expatriés français du Brésil. Ambiance dans un bar de plage d’Ipanema, au Sud de Rio de Janeiro, entre fierté, cocktails et « chambrage ».

La mer à perte de vue, du sable fin, des cocotiers et les « Deux Frères », deux montagnes verdoyantes, pour encadrer le tout. La plage paradisiaque d’Ipanema, un quartier branché du Sud de Rio de Janeiro, est loin d’être un endroit où les tensions sont exacerbées. Sauf lorsqu’il s’agit de ballon rond. Surtout un soir de Brésil-France. Dans un bar en plein air, expatriés français et supporters brésiliens se sont retrouvés, ce dimanche soir, pour regarder un match qui a largement tourné en faveur de la Seleçao (3-0). Parmi la cinquantaine de personnes qui assiste au match, ce sont pourtant les Tricolores, confiants, qui font le plus de bruit et entament « La Marseillaise » à tue-tête.

Pour Anthony, aucune alternative, la victoire est une question de fierté. « Ça nous permettrait de vivre des jours qui suivent le match assez tranquilles avec nos amis brésiliens », déclare ce jeune Français. Placé à côté de lui, Jairzinho (68 ans), mythique attaquant du Brésil, champion du monde 1970, ne voit lui rien d’autre qu’une victoire auriverde. « Pour moi, le Brésil va gagner. C’est très important, glisse, en français dans le texte, l’ancien joueur de l’OM. Pour moi, l’année prochaine le Brésil va gagner la Coupe du monde. » Et comme devant le but, l’homme aux 81 sélections en équipe du Brésil a du flair.

Un supporter français : « Ils ont pris leur revanche »

A l’ouverture du score, signée Oscar (54e), le contingent brésilien explose. La colonie française, elle, fait grise mine. La fin de match devient même un long calvaire, avec deux nouveaux buts encaissés par les Bleus (Hernanes 84e, Lucas 93e). « Ils ont pris leur revanche, mais bon c’est un match amical donc c’est moins grave, moins important, souffle Anthony. C’est ce qu’on leur dira dans les jours qui viennent. Ça remettra les choses en place. On reste invaincu contre le Brésil depuis plus de 50 ans en match officiel (1958). Comme ils disent ici, un match amical, ce n’est pas important. »

Au coup de sifflet final, Olivier et Anna, un couple franco-brésilien, s’embrasse sans rancune. « C’est une revanche mais c’est un plaisir de faire un match France-Brésil. C’est toujours bon enfant, tout le monde est content, glisse Olivier. Rio prépare la Coupe du monde, cela va être un grand moment. Trois à zéro, cela nous rappelle 1998. » Taquine, Anna, qui avait prévenu son mari qu’il dormirait sur le canapé en cas de victoire française, peut se permettre de chambrer : « Et un, et deux, et trois zéro… mon amour ! » Brésil-France, où une rivalité qui ne dépasse pas (trop) le cadre du foot.

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Alexandre Alain, avec Georges Quirino à Rio de Janeiro