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Les Bleus peuvent-ils se payer l’Espagne ?

Karim Benzema et Sergio Ramos

Karim Benzema et Sergio Ramos - -

Le 16 octobre, l’équipe de France jouera en Espagne l’un des matchs les plus importants des qualifications pour la Coupe du monde 2014. Pour Alain Giresse, Grégory Coupet et Luis Fernandez, les Bleus ne doivent pas complexer.

L’amnésie guette… Il y a deux mois et demi, une équipe complètement inoffensive, soumise et transparente, s’inclinait logiquement face à l’Espagne en quart de finale de l’Euro (0-2). Cette équipe, c’était les Bleus de Laurent Blanc. Un changement de sélectionneur, un nul et deux victoires plus tard, c’est comme si les champions du monde et doubles champions d’Europe en titre n’étaient plus si inaccessibles pour l’équipe de France. Comme si le 16 octobre à Madrid, les Bleus pouvaient mettre une grosse option sur la qualification directe pour la Coupe du monde 2014. « Il faut arrêter de trembler », demande ainsi Alain Giresse, invité de Luis Attaque ce mercredi sur RMC. « Allez-y à fond ! », ajoute Grégory Coupet, l’ancien gardien des Bleus, en s’adressant à ses successeurs sous le maillot tricolore.

Pour Luis Fernandez, il faudra que l’équipe de France prenne des risques sur la pelouse du stade Vicente Calderon de Madrid. « Je pense qu’il faut aller les chercher, les mettre à la faute, explique-t-il. Si on commence à les regarder, à un moment donné, il y a l’accélération, la passe… » « Il faut trouver la tactique pour les contrarier, poursuit son ancien compère Alain Giresse. Faut-il les attendre, les presser ? Il faut s’inspirer de ce que fait le Real contre Barcelone. » Compliqué, quand même… « Mourons les armes à la main ! », s’enflamme « Gigi ». Cet enthousiasme, cette impatience, étaient moins perceptibles mardi soir au Stade de France. Même si les Bleus semblent avoir repris confiance en eux.

Giresse : « Mourons les armes à la main ! »

« On sait que ça va être très compliqué, reconnait Yohan Cabaye. Mais on va aller jouer là-bas un peu plus libéré. Il va falloir essayer de moins leur donner de respect qu’à l’Euro. Et tenter d’accrocher quelque chose. Il faudra sortir un gros match et encore élever notre niveau de jeu si on veut espérer les faire douter et chuter. » Didier Deschamps a lui bien noté que la Roja a souffert à Tbilissi mardi. « La grande équipe d’Espagne, elle a gagné 1-0 en Géorgie en marquant à la 86e minute. C’est difficile pour tout le monde. » Mais le sélectionneur des Bleus se presse de rappeler que l’équipe de Vicente Del Bosque « reste la favorite du groupe ». Vaincre la Finlande et la Biélorussie, respectivement 96e et 76e au classement FIFA, n’a pas fait perdre aux Bleus toute leur lucidité…

Le titre de l'encadré ici

L’Espagne s’attend à « un match décisif » |||

Sauvée par Roberto Soldado mardi en Géorgie (1-0), la Roja a évidemment été au centre des analyses de la presse espagnole ce mercredi. Les Bleus, eux, n’ont eu droit qu’à une part modeste sur les sites internet des plus grands quotidiens. Pour Marca, « la France ne fait pas de cadeaux » en comptant six points sur six. Mais face à la Biélorussie, le journal madrilène note que « les Bleus ont manqué de vitesse en première mi-temps », puisque seul « Giraud » (Olivier Giroud, ndlr) a alerté le gardien adverse. Des difficultés que souligne également El Pais. « La France est venue à bout de la Biélorussie », mais « l’équipe de Didier Deschamps a buté pendant une mi-temps sur la coriace défense adverse et a souffert jusqu’au but de Franck Ribéry à dix minutes de la fin ». El Mundo Deportivo, le quotidien catalan, résume la soirée franco-espagnole en assurant que « le mois d’octobre sera décisif pour la qualification ». La Roja ira en Biélorussie le 12 octobre, cinq jours après le clasico Barça-Real, puis recevra les Bleus qui récupéreront, selon El Mundo Deportivo, « un renfort important, Samir Nasri, qui aura purgé sa suspension pour trois rencontres à cause de son indiscipline pendant l’Euro ». 

LP