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Malouda : « Moins renfermé sur moi-même »

Déjà sélectionné pour les matches amicaux de juin, l'attaquant de Chelsea confirme son retour chez les Bleus

Déjà sélectionné pour les matches amicaux de juin, l'attaquant de Chelsea confirme son retour chez les Bleus - -

De retour chez les Bleus en juin et convoqué pour affronter les Iles Féroé, mercredi, Florent Malouda assure avoir changé sa façon d’être pour mieux vivre au sein du groupe France.

Florent Malouda, ça fait du bien de retrouver les Bleus, même en tout début de saison ?
Oui, ça fait du bien quel que soit le moment de la saison. Les matches amicaux de juin ont permis de remettre dans les esprits l’importance de cette rencontre aux Iles Féroé. Personnellement, j’ai inclus ça dans ma préparation et c’est pour ça que j’ai tenu à être prêt pour cette période car notre avenir se joue maintenant. Cette date du 12 août était inscrite sur mon calendrier depuis un petit moment.

Tout s'est aplani avec Raymond Domenech depuis votre retour en Bleu en juin ?
Oui, et c'est par rapport à mes performances en club. Le reste m'importe peu. Le coach m'a dit qu'il ne m'avait pas mis à l'écart, même si je l'ai vécu comme ça à un moment. On n'a pas vraiment parlé de mon rôle. La dernière fois, ça s'est bien passé. De mon côté, je m'exprime plus et je subis moins. Je suis moins renfermé sur moi-même, plus ouvert. Il m'a dit qu'il avait apprécié ça. Avant, j'avais tendance à me reposer sur les cadres, maintenant je préfère être actif et parler s'il y a quelque chose qui me dérange.

Comment convaincre le public que ce n’est pas un match amical mais bien un match très important ?
Quand on parle des Iles Féroé, les gens prennent ça par-dessus la jambe mais, du fait de nos erreurs passées, c’est un match capital parce qu’il conditionne tout le reste. A partir de maintenant, on a l’obligation de gagner. A nous de faire en sorte d’atteindre cet objectif. A Chelsea, je joue avec un Serbe (Branislav Ivanovic) et il croit dur comme fer à la qualification. Mais ça ne sert à rien de parler de la Roumanie et de la Serbie en septembre si on ne fait pas le nécessaire contre les Féroé.

Comment expliquez-vous qu’il soit si difficile d’aller jouer là-bas ?
C’est une expérience différente de ce qu’on peut retrouver sur le continent. L’effort est à faire au niveau de la concentration. Il faut se mettre dans les mêmes conditions que si on jouait à Wembley ou au Stade de France. A partir du moment où on les respecte, il n’y a pas de problèmes, quel que soit l’état du terrain ou du stade.

Un petit mot sur l’absence de Thierry Henry…
Il faudra faire sans. C’était le capitaine avec Patrick Vieira (non retenu par Raymond Domenech). A nous de faire le nécessaire sans se préoccuper des conditions de des absences. L’important est que l’équipe de France poursuive son chemin en espérant qu’il sera là au prochain rendez-vous.

La rédaction