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Nasri : « Blanc me rappelle Wenger »

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De retour chez les Bleus après un an et demi d’absence, le milieu d’Arsenal apprécie la philosophie de jeu prônée par le nouveau sélectionneur.

Samir Nasri, quelle est l’ambiance au sein du groupe France ?
C’est un groupe qui vit bien parce qu’on se connaît tous pour la plupart. On fait partie de la même tranche d’âge. On a joué en sélection Espoirs ensemble. Donc on s’est retrouvé avec grand plaisir. Pour ma part, je suis très heureux de revenir en équipe de France après un an et demi d’absence.

Qu’est ce qui a changé avec Laurent Blanc ?
Déjà, c’est plus ouvert aux médias et au public en général. Ça c’est le premier changement. Après c’est un peu difficile de s’exprimer au niveau de la vie du groupe et du terrain, parce qu’on vient à peine d’arriver. Mais en tout cas, c’est quelqu’un qui a des principes et une ligne de conduite à respecter. Il est très exigent avec ses joueurs, avec son staff et avec lui-même aussi. Ça ne peut que nous faire avancer.

Quels sont ces principes que vous évoquez ?
Cette envie de voir son équipe jouer et dominer son adversaire. C’est ce qu’il nous a dit. Jouer vers l’avant, attaquer, dominer. C’est un discours qui me plaît. C’est la façon dont je conçois le football.

Que vous inspire Laurent Blanc le sélectionneur ?
Il a énormément de crédibilité. C’est un grand joueur avec un grand palmarès. En tant qu’entraîneur à Bordeaux, il a eu aussi pas mal de succès. Il a un discours qui porte. On l’écoute. Il me rappelle un petit peu Arsène Wenger dans sa façon de faire et dans sa manière de voir les choses.

Il est très attaché aux symboles de l’équipe de France. Vous en a-t-il parlé ?
Il a fait référence au château de Clairefontaine en disant que c’est un lieu rempli d’Histoire. C’est quelqu’un qui a longtemps côtoyé l’équipe de France, qui a remporté de grands trophées. Il connaît l’importance du maillot. Je comprends son attachement aux symboles. Maintenant, on a de jeunes joueurs. On a faim. On est tous attaché à ces symboles là nous aussi. On a la même envie d’aller en Norvège et de gagner ce match. Avant de se retrouver, pourquoi pas, en septembre…

En l’absence de Yoann Gourcuff, vous avez une belle carte à jouer au milieu de terrain…
Arrêtez de m’opposer à Yoann. Je peux jouer avec lui. Je l’ai déjà fait en Espoirs. J’ai une carte à jouer parce les 23 joueurs du Mondial ne sont pas là. Au milieu, les places seront chères pour tout le monde. On est 22 à vouloir revenir au mois de septembre. Mais l’important c’est de faire passer l’intérêt collectif avant le sien. On va essayer de s’imposer en Norvège. Et on fera les comptes en septembre.

Propos recueillis par Marc Benoist