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Nasri : « Déterminé à renverser la vapeur »

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Conscient des faiblesses affichées par l’équipe de France, battue 2-0 en Ukraine ce vendredi en match aller des barrages, Samir Nasri ne cache pas ses regrets. Ni son envie de signer un exploit au retour, mardi soir au Stade de France.

Samir Nasri, quel sentiment vous anime à l'issue de cette défaite en Ukraine ?

C’est une grosse déception. Sur la physionomie du match, le résultat est quand même sévère. On a eu des actions pour marquer mais on n’a pas fait preuve d’efficacité et on a été puni. En plus, on est malchanceux sur les buts car Hugo (Lloris, ndlr) touche le ballon à chaque fois. Il faut se reconcentrer. On n’est qu’à la mi-temps de cette double confrontation. Il faudra faire un grand match, un exploit pour renverser la vapeur. On a vu que l’Ukraine était une équipe bien en place, toujours à la limite de la régularité avec beaucoup d’agressivité.

Que vous êtes-vous dit avec les autres joueurs dans le vestiaire ?

L’état d’esprit était de rester soudé tous ensemble et d’y croire. Dans un bon jour, on a la qualité pour faire un exploit. Il faut se concentrer et faire le match qu’il faut mardi. Là, c’est difficile de trouver les mots car on est abattu. C’est une désillusion. On n’est pas venu avec l’ambition de perdre ce match mais pour le gagner. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme ça.

Qu'est-ce qui vous pousse à croire un exploit encore possible ?

Il reste 90 minutes. C’est un match retour à domicile, dans d’autres conditions, avec un esprit de revanche et de conquête. Le talent, on l’a. Il faut être déterminé à renverser la vapeur et y croire. Si on y croit, avec une bonne entame de match où on marque dès le départ, tout peut arriver.

Racontez-nous votre occasion face au gardien lorsque le score était seulement de 1-0 pour l'Ukraine...

J’appelle Olivier (Giroud, ndlr) qui me la met bien. Quand je lève la tête, je vois que le gardien me laisse le côté ouvert. Je me dis qu’en fermant le pied, j’ai l’angle pour moi. Quand je baisse la tête pour tirer, il m’a attendu, il est resté. Ne vous inquiétez pas, j’ai joué l’action deux cent fois dans ma tête. Je me dis : « Est-ce que je la pique ou pas ? » Mais si je la pique et qu’il reste planté, ça devient ridicule. J’ai essayé de frapper, il m’a attendu, voilà… En espérant que j’en ai une autre mardi et que cette fois elle aille au fond.

Les Ukrainiens vont ont dominé sur le plan physique...

C’était un peu frustrant. Les Ukrainiens étaient toujours à la limite du régulier et c’est une équipe bien en place. Le terrain ne nous a pas permis de jouer assez rapidement vers l’avant car il fallait toujours faire une touche en plus pour contrôler le ballon. L’Ukraine est une équipe qui se regroupe très bien et très rapidement. Ils nous ont fermé les espaces. A chaque fois qu’un de nos joueurs avait la balle, il y avait toujours une prise à deux. Ils étaient bien présents dans l’agressivité. C’est un match frustrant car on s’est créé des occasions mais on n’a pas été bon dans le dernier geste et la finition. On sort de ce match plein de regrets.

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Propos recueillis par Jérôme Sillon