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Nasri : « La meilleure réponse, c’est le terrain »

Samir Nasri

Samir Nasri - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Buteur et acteur prépondérant du succès de Manchester City en finale de la Coupe de la Ligue anglaise, Samir Nasri a répondu positivement sur le terrain à sa non-sélection pour France-Pays-Bas. Et n'a pas renoncé à la Coupe du monde.

Samir Nasri, Manchester City a remporté ce dimanche la Coupe de la Ligue anglaise. Ce trophée est forcément important pour le club.

Oui, surtout après l’échec de la saison passée. On est encore en lice sur trois tableaux. On n’a pas abandonné la Ligue des champions. On espère faire quelque chose à Barcelone. Gagner un trophée tôt dans la saison comme ça, ça permet à l’équipe d’être motivée. On a envie d’en gagner d’autres. Cela a nous donné un élan pour la suite.

Vous avez inscrit un beau but, tout comme Yaya Touré. Et ce sont deux réalisations qui ont pesé dans le succès de City.

Ce sont deux très beaux buts, oui. En même temps, c’est ce qu’on attend d’un joueur de talent. Qu’il fasse la différence dans les grands matches. Dans un match fermé avec une équipe qui défend, il faut faire quelque chose. Avec la confiance du coach et vu la saison qu’on est en train de faire, c’est forcément beaucoup plus facile.

Est-ce que ce but est le plus important de votre carrière ?

(Il réfléchit) C’est le plus important, car il ramène un trophée au club. Le plus beau ? Celui d’Arsenal-Porto… il était pas mal (rires). Les deux contre Fulham aussi. Mais marquer un but comme ça, en finale, oui, c’est forcément important.

Comment expliquez-vous votre épanouissement en club cette saison ?

Il y a tellement de paramètres qui rentrent en compte. J’ai un entraîneur en or, qui me fait vraiment confiance, qui compte sur moi, qui me dit à quel point je peux être important pour lui et qui me rappelle un peu Arsène Wenger. On sent que mes coéquipiers me recherchent dans le jeu. La saison dernière, à la 50e, je savais en voyant le panneau que c’est moi qui allait sortir. J’ai réussi à retourner un petit peu l’opinion parce qu’après le coup franc de Robin van Persie, j’étais l’ennemi public numéro un (rires). Quand tu as cet élan derrière toi, avec les supporters qui te poussent, tu ne peux être que performant.

Vous vivez actuellement une bonne passe avec City. Mais cela n'a visiblement pas suffi à convaincre Didier Deschamps de vous retenir pour France-Pays-Bas.

Ce sont des choix qu’il faut respecter. La meilleure réponse, c’est sur le terrain. Ça ne sert à rien de parler. Je respecte les choix du sélectionneur. A moi de lui donner des maux de tête en répétant ce genre de performances. En tout cas, je ne vais pas abandonner l’idée de jouer une Coupe du Monde. J’en ai déjà raté une. Ça m’a fait mal. Je n’ai pas envie d’en rater une seconde.

Vous êtes déçu de ne pas faire partie de cette liste ?

Quelle question ! Bien sûr que j’ai été déçu.

« Pas seul à jouer contre l'Ukraine »

Didier Deschamps vous a-t-il prévenu de ses choix ?

Non. Il ne m’a pas prévenu. C’est son choix. Je ne peux rien faire.

Avez-vous le sentiment de payer le barrage aller raté des Bleus contre l'Ukraine ?

Peut-être. Je ne sais pas. On était onze à jouer. Bien sûr que les joueurs qui ont joué le premier match contre l’Ukraine n’ont pas marqué des points dans l’esprit du sélectionneur. Mais je ne pense pas que ce soit ma performance en Ukraine qui fait que je ne sois pas en sélection. Dans ce cas-là, on serait 11 à ne pas être en sélection…

Vous semblez toujours aussi déterminé à ne pas manquer cette Coupe du monde... En jouer une là-bas signifie quelque chose d'important pour vous.

En 2010, c’était la première Coupe du monde sur le sol africain. Bien sûr que c’était quelque chose de spécial. Mais sans manquer de respect, là, c’est une Coupe du monde au Brésil. C’est quelque chose d’immanquable, quelque chose pour laquelle je vais me battre. Mais sur le terrain. En dehors, ça ne sert à rien.

Du coup, cela vous inquiète-t-il de ne pas figurer dans cette liste de mars ?

J’ai toujours espoir que si j’arrive à répéter ce genre de performances… on dit en général qu’un sélectionneur ne peut pas se priver d’un joueur de talent dans une équipe. On a toujours envie d’aligner les meilleurs joueurs. Si on est bon sur le terrain, on met alors toutes les chances de notre côté pour faire partie de la liste.

Pour finir, un petit mot sur votre avenir à City ? La presse anglaise évoque des débuts de négociations pour une prolongation de contrat.

Ce n’est pas vrai. Du moins, pas encore. Je sais que c’est prévu très rapidement. Pour le moment, il n’y a pas eu de propositions sur la table. Je sais qu’on a appelé mon agent pour lui dire « il faut qu’on discute ». Je me sens très bien. J’ai un entraîneur qui me fait confiance. Je sens que le club grandit chaque année. On se renforce chaque saison. L’objectif est de gagner une Ligue des champions dans les années à venir. Il y a un centre d’entraînement qui va être fini au mois de septembre et qui sera fantastique. Si toutes les conditions sont réunies, si je suis heureux, je ne vois pas pourquoi je devrais changer d’horizon.

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La rédaction