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« On a le droit de s’enflammer pour les Bleus »

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L’équipe de France a poursuivi son renouveau en s’offrant une victoire amicale de prestige face aux Pays-Bas mercredi (2-0). Suffisant pour nimber les Bleus d’optimisme en vue du Mondial ? La Dream Team RMC Sport en est convaincue. Enfin presque.

Il y a quelques mois, beaucoup doutaient de leur qualification pour le Brésil. Deux soirées plus tard, un barrage retour inoubliable face à l’Ukraine (3-0) en novembre et une victoire de prestige en amical sur les Pays-Bas (2-0) mercredi, les esprits chafouins ont fait place à l’optimisme béat. Une belle Coupe du monde ? Dans la poche ! Les Bleus outsiders sérieux ? On y est ! Logique d’un monde où l’on adore ses idoles aussi vite qu’on les brûle, cette tendance à s’enflammer pour une équipe de France en plein renouveau n’a pas épargné les membres de la Dream Team RMC Sport.

« On peut enfin se remettre à rêver, estime Luis Fernandez. A être heureux. Oui, moi, je m’enflamme ! Je suis prêt à soutenir cette équipe. On a attendu et là je vois une organisation, des garçons qui jouent et ont envie de répéter les efforts collectivement. Il y a du talent et du potentiel. Si on n’est pas champions du monde, on sera champions d’Europe en 2016 ! Didier (Deschamps, ndlr) a la capacité, les compétences et l’expérience nécessaires. C’est un winner ! Il s’est passé quelque chose face à l’Ukraine. On a senti un groupe naitre, un déclic avoir lieu. On n’est plus en 2010-2012, lorsqu’on cherchait une défense centrale, des milieux et des attaquants. L’équipe de France peut réussir une belle Coupe du monde et je suis convaincu qu’elle va le faire ! »

Juninho : « La France parmi les cinq favoris »

Même son de cloche chez Eric Di Meco : « Je ne comprends pas comment on peut ne pas s’enflammer. C’est grave de le faire ? Après les deux derniers matches, on a le droit ! Cette équipe de France nous avait habitués à souffler le chaud et le froid. On passait d’un bon match à un match en bois. Alors pouvoir dire à un moment donné que l’équipe de France joue bien… On les a tellement critiqués quand ils étaient critiquables qu’il faut savoir dire qu’ils sont bons quand ils le sont. Cela faisait longtemps que je ne m’étais régalé deux fois de suite devant l’équipe de France. Aujourd’hui, oui, je suis heureux. J’ai vu des joueurs en progrès, une équipe qui se construit bien. Il y a une vraie cohérence dans ce que font les Bleus depuis deux matches. Une ossature s’est mise en place et c’est le principal pour la Coupe du monde. On va y aller avec plus de certitudes. »

La palme de l’ardeur positive revient à Juninho. « C’est une équipe jeune mais qui a la capacité de ne pas prendre beaucoup de buts, analyse le Brésilien. Si les joueurs offensifs arrivent en bonne forme au Mondial, la France peut aller au bout. Je mets cette équipe parmi les cinq favoris. » Un statut dont ne veut pas Fernandez : « On n’arrive plus à l’assumer. Je préfère aller dans une compétition comme outsiders plutôt que comme favoris. » Pour trouver discours plus nuancé, il faut se tourner vers Frank Leboeuf. « Cette équipe de France nous a montré qu’elle serait difficile à battre au Mondial, lance celui qui a vécu un sacre planétaire en 1998. Avec la confirmation de certains joueurs, si elle reste dans cette configuration, c’est très costaud. Mais on a tellement été déçu alors qu’on voulait y croire par le passé qu’on a toujours cette crainte. On se demandera toujours où on va car on a l’impression qu’on peut battre tout le monde comme perdre contre tout le monde. Le point clé du parcours sera la huitième de finale. S’ils passent cet écueil, ils peuvent aller très loin. Mais j’ai peur que ça s’arrête là. » Réponse définitive en juin.

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La rédaction