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Rémy : « Il faudrait que je passe ce cap »

Loïc Rémy

Loïc Rémy - -

De retour en bleu, Loïc Rémy sait qu’il a une carte à jouer sur le côté droite de l’attaque française. Double buteur ce week-end avec Newcastle, l’ancien Marseillais abordent avec envie les matches contre l’Australie et la Finlande.

Loïc, comment avez-vous vécu votre année dernière sans les Bleus et marquée par de nombreux changements de clubs ? (sa dernière sélection remonte au 22 mars, entre temps Rémy est passé de Marseille à QPR et de QPR à Newcastle, ndlr)

C’est vrai qu’il y a eu un passage avec des blessures et notamment des pépins musculaires. Il fallait le digérer. Maintenant, j’ai la chance de jouer dans un très bon club. J’ai retrouvé mes capacités physiques. Je m’épanouis et il faut le savourer.

Comment expliquez-vous votre bonne forme ?

J’ai travaillé pour être à mon meilleur niveau. J’ai eu du retard avec une blessure pendant la préparation. J’ai dû plus travailler que les autres. Aujourd’hui, je reviens à mon niveau. Ce niveau qui faisait mes qualités quand je percutais et allais dans la profondeur. Je me sens très bien.

A l'occasion de votre dernier retour en bleu, vous étiez déjà dans la peau d'un joueur mort de faim. On imagine que c'est la même chose...

Chaque sélection, c’est que du bonheur. Il faut être content et honoré de porter ce maillot et représenter son pays. J’avais envie de revenir au plus vite dans ce groupe. Maintenant, j’espère que cette sélection sera dans la continuité de ce que je fais. Si je joue et que je marque et marque les esprits, je ne me gênerai pas pour le faire. Tout en respectant ce qui a été fait dans le groupe.

N'avez-vous pas le sentiment de vivre un éternel recommencement avec l'équipe de France ?

C’est sûr qu’il me faut avoir la constance au niveau international. Il faudrait que je passe ce cap. Je manque peut-être de constance, c’est vrai. Il y a eu des choses qui ont fait que ma progression a stagné. Je dois faire en sorte de rester dans ce groupe. Avoir la chance de jouer en équipe de France, c’est une chance supplémentaire. Je n’ai pas perdu mon temps parce qu’aujourd’hui, je ne pense pas être à un moins bon niveau qu’un autre. J’espère que je peux aider cette équipe.

Didier Deschamps a déclaré que personne ne s'était imposé à droite. Pensez-vous avoir une chance à saisir ?

J’ai eu la chance de travailler avec le coach pendant deux ans. Il sait que je peux jouer à plusieurs postes. Ça été le cas à Marseille. A gauche, Franck (Ribéry) est étincelant, c’est difficile. Mais je peux m’adapter à droite ou ailleurs. S’il y a une place à prendre, je le ferai avec plaisir.

« Pas là pour faire des calculs »

Sur le front de l'attaque, Karim Benzema, que vous avez côtoyé en jeunes à Lyon, est en difficulté. Qu'en pensez-vous ?

Je le connais depuis assez longtemps pour savoir que ça va revenir très vite. Il suffit d’un but ou deux. Je ne me fais pas de souci. C’est vrai que c’est difficile de passer des périodes assez longues sans marquer. Mais il a du talent. Tout le monde est là pour l’aider. On en a besoin.

Est-il atteint par les critiques ?

Je l’ai trouvé pareil, souriant. J’étais content de le revoir. Ça faisait un moment. On a pris des nouvelles de la famille. Il ne m’a pas paru plus affecté que ça. Dans sa tête, il est là pour faire du bon travail.

Les deux rencontres contre l'Australie (ce vendredi 11) et la Finlande (mardi 15) sont-elles votre priorité ou votre tête est-elle aux barrages ?

Je ne crois pas qu’on soit là à faire des calculs. On a deux belles échéances qui nous attendent. Après, c’est le sort qui décide. Il faudra faire avec. Peu importe la manière, il faudra être présent au bon moment. Tête de série ou pas. Si on gagne ces deux matches, on repasse devant la Suède, on passe tête de série. On en parle. On sait qu’ils sont importants.

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Recueilli par JS