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Renard : « On a nos chances »

Wendie Renard

Wendie Renard - -

Auteur du but victorieux face à la Suède en quart de finale (2-1), la défenseuse française aborde le dernier carré des JO avec appétit. Ce lundi (18h), les Bleues défient les Japonaises, championnes du monde en titre, pour une place en finale.

Dans quel état d’esprit êtes-vous à l’heure de disputer une demi-finale olympique ?

Le rêve continue. L’objectif, c’était avant tout de sortir des poules. C’est chose faite. Après, on espérait aller en demi-finale. On a réussi à le faire en battant la Suède. On va maintenant essayer d’aller en finale. Dans ce groupe, il y a d’énormes qualités. On a nos chances. A nous de faire le maximum et de tout donner sur le terrain.

Grâce à votre qualification en demi-finale, vous avez enfin pu rejoindre le village olympique…

C’est vrai qu’on était un peu loin du village. Avant la causerie du match face à la Suède, les sportifs français présents là-bas nous ont envoyé des messages de soutien. Ça nous a fait chaud au cœur. Ça fait vraiment plaisir d’être enfin au village. En venant ici, on a l’impression qu’on est sortis de cette compétition. C’est un peu le danger. Mais je pense qu’on est assez matures pour savoir que la compétition n’est pas terminée. Il faut rester concentrées. L’an passé, j’ai connu la déception face aux Etats-Unis en demi-finale de la Coupe du monde (défaite 3-1, ndlr). Je n’ai pas envie de revivre ça.

Vous avez désormais de grandes chances de décrocher une médaille. Avec l’argent ou le bronze, seriez-vous satisfaite ?

On a trois chances sur quatre d’avoir une médaille. En tant que compétitrice, la plus belle des médailles, c’est l’or. Il n’y a pas photo. Quand je vois le palmarès de Michael Phelps, il a beaucoup de médailles d’or. C’est un vrai champion. Une médaille aux JO, c’est un rêve. Mais j’espère avoir la plus belle.

Que vous inspire cette équipe du Japon ?

Elles sont championnes du monde. Elles ont prouvé qu’elles savaient jouer au football. C’est une très belle équipe. Mais nous aussi on a des qualités.

Pensiez-vous un jour pouvoir fouler la mythique pelouse de Wembley ?

Non, pas du tout. Ce qui nous arrive, c’est fabuleux. Encore plus à titre personnel. Je n’ai pas eu le même parcours que les autres filles. Je ne suis pas passée par Clairefontaine. Je pense à ma famille en Martinique. Surtout à ma mère. Quand je suis partie, ça a été très difficile pour elle d’accepter. Le fait de voir que je réussis aujourd’hui, ça lui fait chaud au cœur. Je l’ai tout le temps au téléphone. Elle regarde tous nos matches. C’est la supportrice n°1 ! (rires).

Propos recueillis par Julien Richard et Pierrick Taisne