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Rendez-vous en terrain inconnu

Franck Ribéry

Franck Ribéry - -

Pour la première fois de l’année 2012, les Bleus retrouvent le Stade de France, ce mardi, contre la Biélorussie (21h). Alors que l’enceinte de Saint-Denis n’affichera pas complet, difficile de savoir quel accueil réserve l’exigeant public francilien.

Valenciennes, Reims, Le Mans, Le Havre, voilà les quatre villes hexagonales qui ont accueilli les Bleus en 2012. Quatre enceintes chaleureuses dont la dimension, plutôt modeste (21 700 spectateurs en moyenne), semblait en parfaite adéquation avec une équipe nationale en quête d’amour. Fin des festivités. Ce mardi soir, l’équipe de France retrouve le Stade de France, son atmosphère souvent glaciale et son public, impitoyable. « Parfois, j’avais l’impression que c’était plus simple de jouer à l’extérieur qu’à domicile, commente Rio Mavuba. Mais il n’y a pas de raison que le stade soit trop grand. »

Si le milieu de terrain récupérateur évoque la taille de l’enceinte dionysienne, c’est que les 80 000 places n’ont pas trouvé preneurs. Malgré les efforts de la FFF, laquelle a décidé de « casser » le prix des places, seulement 50 000 spectateurs sont attendus pour ce deuxième match des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Didier Deschamps, pour qui il s’agira d’une première avec le costume de sélectionneur, a quelques explications : « On joue un mardi, c’est en semaine, tout le monde a repris, les écoles aussi, soupire-t-il. Ce n’est pas évident mais j’espère que le Stade de France sera suffisamment rempli, parce qu’on aura besoin du soutien des supporters. »

Mavuba : « Mettre le public de notre côté »

Voilà l’une des interrogations majeures de ce France-Biélorussie. L’accueil du SDF est toujours un excellent indicateur pour jauger la cote d’amour des Bleus. Pour ce premier match à Saint-Denis depuis l’Euro 2012, pas sûr que les partenaires de Karim Benzema soient accueillis par une ola. La très faible audience TV à l’occasion de leur déplacement en Finlande vendredi (4,9 millions de téléspectateurs) prouve que la fracture entre l’équipe nationale et son public reste encore importante. Les souvenirs sont toujours présents. Ceux d’un Euro encore marqué par des dérapages. Mais aussi des dernières sorties des Tricolores au SDF. Que celui qui ne s’est pas ennuyé devant France-USA (1-0) puis France-Belgique (0-0), les deux dernières apparitions des Bleus au Stade de France, lève le doigt !

Au-delà d’un deuxième succès consécutif lors de ces éliminatoires, la mission de l’équipe de France sera donc d’enflammer les 50 000 supporters franciliens. « On va essayer de tout faire pour entraîner le public avec nous, de le mettre de notre côté », glisse Mavuba. Mais comment ? « En se procurant des occasions, en mettant un peu plus de folie. » Le Stade de France n’attend que ça.

Aurélien Brossier avec JR et JS