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Revue de presse : Ils n’ont d’yeux que pour les Bleus !

Mathieu Valbuena et Olivier Giroud

Mathieu Valbuena et Olivier Giroud - -

La presse internationale salue avec admiration la performance éclatante de l’équipe de France hier soir contre la Suisse (5-2). Et voit en ce début de Mondial un renouveau des Bleus après la débâcle de 2010.

Même s’ils ne sont pas français, les médias du monde entier sont euphoriques au sujet des Bleus. Pour certains même, la neutralité s’impose après l’élimination de leurs équipes nationales respectives. Ainsi, l’Angleterre, habituellement avare de compliments à l’égard des Bleus, s’enthousiasme en ce lendemain de victoire. « Les Bleus en plantent cinq au cours d’une victoire effrénée pour sceller leur place en huitièmes de finale », titre le Daily Telegraph. Même si ce n’est pas encore officiel, il faudrait un concours de circonstances incroyable pour voir la France éliminée au premier tour. « La France se déchaîne », surenchérit le Sun.

L’Espagne aussi éliminée, la presse nationale s’anime tout autant. C’est une « Révolution française à Salvador » pour As, qui s’interroge aussi sur les raisons de ce changement aussi rapide. « Il a dû se passer quelque chose au Stade de France, le 19 novembre, quand la France a remonté la défaite 2-0 en barrage aller contre Ukraine, malgré les innombrables critiques. Les Bleus sont depuis sur la route d'un énorme come-back. L'équipe semble prometteuse et exubérante. A toute vapeur. »

Même les Etats-Unis s'enthousiasment... mais font allusion à 2010

Déçue par la défaite de l’Italie contre le Costa-Rica (0-1), la presse transalpine s’est consolée elle aussi avec le spectacle offert par les hommes de Didier Deschamps. Cette équipe est « un rouleau compresseur » pour le Corriere della Sera. « Le match a été équilibré jusqu'aux hymnes, poursuit le journal italien. Après, la France a explosé : belle, technique, rapide, athlétique, sans déchets ou amour démesuré pour la possession de balle, fixée à 42 %. » Les Espagnols apprécieront.

Même les Américains, moins adeptes du soccer, y voient une grande progression des Bleus. « Il n'y a pas eu d'explosion de vestiaire, remarque le Wall Street Journal. Les joueurs ne se sont pas mis en grève. Aucun n'a été renvoyé à la maison pour avoir insulté la mère de l'entraîneur. Pour les Bleus, après le désastre de 2010, on appelle ça un progrès. Le Mondial au Brésil est une chance pour eux de restaurer leur image. Jusqu'à maintenant, cela semble marcher. Ils commencent à surfer sur une nouvelle vague de soutien. »

La presse brésilienne dithyrambique

Les quotidiens brésiliens saluent eux aussi la performance des Bleus. Et un homme revient en photo dans tous les journaux : Karim Benzema. Il apparaît par exemple en Une de O Globo, index de la main gauche pointé vers le haut, sous le titre « La France y est presque ». Extra qualifie en première page le madrilène de « matador français », et parle d'une leçon française dont ferait bien de s'inspirer la Seleçao… O'Dia affiche une photo de Blaise Matuidi félicité par ses coéquipiers après le deuxième but, avec ce titre : « Jour de gloire des Français » ! Sur sa Une, le tabloïd L'Expresso écrit une lettre à la Seleçao : « Ouvre tes yeux, hein Brésil ! Le Costa-Rica est brillant et qualifié ! » et écrit à propos de la France : « nos bourreaux sont bien vivants : la France a étrillé la Suisse ! » Avec une photo de Benzema en train de brandir le poing en médaillon. L'équipe de France fait aussi logiquement la une de la presse de Ribeirao Preto. Olivier Giroud et Mathieu Valbuena célébrant le but du joueur d'Arsenal font ainsi la une de "A Cidade". Dans le cahier central on peut lire en titre "La France massacre la Suisse et voit la qualification se profiler", photo de Blaise Matuidi, buteur, à l'appui.

A l’inverse, la presse helvète se lamente de cette belle leçon de football. Elle qui lançait un « Plumez le coq » hier matin (Le Matin). Le quotidien suisse faisait profil bas aujourd’hui en titrant « Le Naufrage ! » Pour sa part, 20 Minutes titre : « La Suisse dévastée par l’ouragan bleu ». Tout en rappelant que rien n’est joué dans ce groupe. Mais personne n’imagine un scénario catastrophe qui éliminerait les Bleus…

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AD (avec PTa et RM)