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Revue de presse : l’Espagne s’y voit déjà

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Au lendemain de la victoire de l’Espagne au Stade de France face aux Bleus (1-0), la presse ibérique s’enflamme autour d’une Roja retrouvée, et surtout d’une qualification pour le Mondial brésilien considérée comme acquise après ce succès.

Brasil, Brasil... Au lendemain de la victoire de l’Espagne à Saint-Denis face aux Bleus, finale annoncée du groupe I, les quotidiens ibériques chantent à l’unisson un succès qui, cela ne fait aucun doute de l’autre côté des Pyrénées, valide la qualification pour la Coupe du monde 2014. N’en déplaise à la Géorgie, la Biélorussie et la Finlande, futurs adversaires de la Roja en éliminatoires, la presse espagnole bombe le torse comme jamais, brandissant fièrement un ticket brésilien selon eux déjà composté par le but vainqueur de Pedro.

« Ainsi gagnent les champions », assène Marca, pour illustrer « la leçon mondiale » infligée à la France. « Nous ne sommes pas champions pour rien », renchérit AS, histoire de rappeler le statut des champions du monde et doubles champions d’Europe en titre, menacé l’espace de quatre jours par les Bleus ayant commis le crime de lèse-majesté de chiper la première place de la poule. Un brin plus frondeur, La Razon honore, en français, sa sélection : « España, mon amour ». Quant au Mundo Deportivo, pas de pincettes. « De Paris à Rio ». Plutôt explicite.

« Le calvaire de Benzema »

Les quatre Unes mentionnées sont d’ailleurs toutes accompagnées d’un sous-titre évoquant 2014. Et le conditionnel n’est pas de mise. Si le doute avait pu s’immiscer quelque peu avant la rencontre, il n’a plus sa place dans les têtes espagnoles : la petite unité d’avance glanée ce mardi est synonyme de passeport pour Rio. Point, à la ligne.

Entre les pluies d’éloges au sujet « d’un jeu retrouvé », les journaux s’attardent également sur la prestation de Victor Valdes, « le nouveau héros », et sur « le calvaire de Benzema », toujours muet en Bleu et sifflé par son public. On soulignera quand même, parmi les tartines de superlatifs, « le match compliqué pour l’Espagne » évoqué par As, parlant même de « libération ». « Gracias » pour la France qui, on l’oublierait presque, n’a quand même pas démérité. Et n’a peut-être pas dit son dernier mot

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A.T., avec N.J.