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Sakho : « Je me souviens de Thuram »

Mamadou Sakho

Mamadou Sakho - -

Auteur de ses deux premiers buts en sélection, Mamadou Sakho a été le grand bonhomme de France-Ukraine, ce mardi, en barrage retour de la Coupe du monde 2014 (3-0). Un doublé qui lui rappelé celui de son idole, Lilian Thuram, en 1998…

Mamadou Sakho, quel est votre sentiment après la qualification des Bleus pour la Coupe du monde au Brésil ?

C’est que du bonheur. Ce soir, on réussit à marquer l’histoire. On a réussi à inverser la tendance. Certains ne croyaient pas en nous. Mais il y avait aussi beaucoup de monde derrière nous. Je pense que la France a démontré beaucoup de vertus. C’est ce qu’il faut retenir. C’est quelque chose de beau, de fort, d’extraordinaire, pour tout un peuple. Quand on a ce maillot-là, il ne faut pas oublier que ça représente beaucoup. On a vu un stade derrière son équipe et on a vu une équipe se donner pour ce maillot. J’espère que c’est le début de quelque chose.

Au départ vous étiez le quatrième défenseur central dans la hiérarchie et finalement, vous êtes le héros

Le quatrième défenseur, c’est vous qui le dites. Moi, je suis à la disposition de l’équipe de France. L’année dernière, j’ai fait tous les matchs. Non, je ne me sens pas comme un héros. C’est l’équipe le héros.

Aviez-vous déjà inscrit un doublé durant votre carrière ?

Ça ne m’était jamais arrivé ! En tant que défenseur, ça arrive très rarement. Je me souviens juste du doublé de Lilian Thuram (face à la Croatie en demi-finale de la Coupe du monde 1998, ndlr). Je suis content pour toute l’équipe parce qu’on s’est vraiment remis en question après la défaite. Il fallait qu’on vienne sur ce terrain avec le couteau entre les dents. Et on l’a fait.

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C’était fabuleux. On l’a senti dès qu’on est arrivé à l’échauffement. Le peuple était derrière nous. Ça nous a vraiment encouragés. La preuve, de la première à la dernière minute, on n’a rien lâché. On a joué notre jeu. On a pratiqué un beau football. On n’a pas douté de nous et on a été costauds dans tous les duels.

Après cette victoire, allez-vous oublier les moments difficiles que vous avez traversés durant ces éliminatoires ?

Bien sûr que non. Il faut justement savourer parce qu’aujourd’hui, on est au Brésil. La France voulait se qualifier pour cette compétition. C’est le cas. Il faut se reposer et tirer des conclusions des matchs précédents.

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Propos recueillis par Mohamed Bouhafsi