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Stade de France, le jardin des Bleus

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Depuis le triomphe de Zidane et des siens en finale de la Coupe du Monde 1998, l’enceinte de Saint-Denis est devenue l’un des hauts lieux du sport français. Et l’antre de l’équipe de France…

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« Le stade que la France entière attendait depuis si longtemps… s'appellera tout simplement Stade de France. » Le 4 décembre 1995, Bernard Pivot, président du jury chargé de trouver un patronyme au Grand Stade, baptise l’enceinte de Saint-Denis. Quelques voix critiquent un nom qui entrera pourtant dans la légende…
C'est l'attribution par la FIFA de la XVIe Coupe du Monde à la France qui a lancé le projet le 2 juillet 1992. Après trente-un mois de travaux, le Stade de France est fin prêt. Il aura coûté 364 millions d'euros, son toit d’une surface de 6 hectares pèse à lui seul 13.000 tonnes, ses tribunes peuvent accueillir 80.000 personnes. Jamais un stade en France n’a eu une capacité d’accueil aussi importante.
La magie peut opérer. Comme un signe du destin, lors de l'inauguration en janvier 1998 par un froid polaire, Zinedine Zidane offre les premiers frissons au public dionysien en inscrivant le seul but du match amical face à l'Espagne (1-0).

Le doublé de Zidane

Six mois plus tard, le 12 juillet 1998 : même héros, même endroit. En finale de la Coupe du Monde, Zizou, héros français, offre son premier titre mondial à la France grâce à un doublé de la tête face au Brésil (3-0, troisième but inscrit par Petit). Les Bleus d’Aimé Jacquet viennent d'écrire la plus belle page du football français. Un souvenir gravé à jamais dans toutes les mémoires.
En six mois d'existence seulement, le Stade de France incarne déjà le symbole d'une France qui gagne et la fierté retrouvée d'un pays. Dès lors, La nouvelle Mecque tricolore devient un lieu incontournable. Football, rugby (Coupe du Monde 2007), athlétisme (championnats du monde 2003 et Meetings Golden League)… Le gratin du sport international se donne rendez-vous à Saint-Denis.
Mais son ambassadeur restera à jamais Zinedine Zidane, auteur sur cette pelouse bénite de neuf buts sur les 31 qu’il a inscrit sous le maillot bleu. « Le Stade de France ? C’est un peu mon jardin », avouera-t-il un jour. Domenech et ses joueurs, parfois chahutés par un public souvent exigeant et parfois versatile à Saint–Denis, espèrent pourtant bien bénéficier de cette protection quasi-divine, à l’occasion du barrage retour face à l’Irlande, le 18 novembre prochain…

C.G. (RMC Sport)