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Thiney : « On ne vise que la finale »

Gaëtane Thiney

Gaëtane Thiney - -

A quelques heures de son entrée en lice face aux Etats-Unis (ce mercredi à 18h), l’équipe de France féminine se réjouit de débuter (enfin) les JO. Invitée du Before London sur RMC, Gaëtane Thiney a fait part des ambitions tricolores.

Gaëtane, quel est l’état d’esprit des Françaises à quelques heures du début des Jeux Olympiques ?

On a hâte d’y être ! On est dans un super état d’esprit. On a envie d’être à ce fameux match face aux Etats-Unis et de commencer ces JO. Pour chaque compétition, on essaye de se mettre dans sa bulle. La médiatisation peut nous faire perdre un peu d’énergie. Là, on s’est bien concentrées et ça se passe très bien.

N’est-ce pas bizarre de débuter la compétition avant la cérémonie d’ouverture et de la jouer loin de Londres ?

Ça nous fait bizarre, oui et non. C’est nos premiers Jeux Olympiques, on ne sait donc pas ce qu’on rate au village olympique. Mais on sait qu’il y a une certaine euphorie. On a envie d’y être et se rendre au village est un de nos objectifs. Si on y va, ça voudra dire qu’on sera soit en demi-finale ou en finale. Ça sera très bon signe pour nous.

Pour votre entrée en matière, vous tombez directement face au mythe du football féminin, les Etats-Unis…

On connaît les Américaines… On sait qu’elles sont très douées pour ce genre de compétition (3 titres sur 4 depuis que le football féminin est olympique en 1996, ndlr). Elles se préparent sérieusement et veulent à tout prix décrocher l’or, encore cette année. On va tout faire pour les contrer. On les retrouve, après la demi-finale de la Coupe du monde l’année dernière. Je pense qu’on a des atouts à faire valoir. On fera tout pour les faire tomber.

Les Jeux Olympiques sont-ils plus forts que la Coupe du monde ?

On a toujours tendance à dire que le football, c’est la Coupe du monde. Depuis le Mondial, on ne fait que parler des JO. J’ai eu la chance de passer deux années à l’INSEP et d’y rencontrer des athlètes olympiques. On se rend compte de l’importance de cette compétition planétaire. On est en train de se rendre compte du degré d’importance, avec l’implication et la médiatisation de tout le monde. Je pense que ça va monter en puissance, même si on est entièrement dans notre bulle. On avance pas à pas pour atteindre le but suprême.

La finale à Londres est-elle une obsession ?

Quand on veut gagner quelque chose, il faut être ambitieux et y croire. Le mental prend une part très importante dans une victoire. On a l’ambition de se voir gagner la médaille d’or. On travaille dur, sans prétention, pour ne viser que la finale. C’est un long travail qui est géré par notre coach.

Pensez-vous votre groupe G (Etats-Unis, Colombie et Corée du Nord) est jouable ?

Oui, c’est jouable. Il faut assumer notre statut de 4e à la Coupe du monde. Maintenant, il faut faire attention et prendre les matches les uns après les autres car toutes les équipes ont un niveau très élevé. Les Etats-Unis, on les connaît. La Corée du Nord est une bonne équipe, qui est difficile à jouer. La Colombie est un peu inconnue mais on sait qu’elles ont accroché quelques équipes dernièrement. Il faut y faire attention mais on croit à la qualification.

Vous avez la mission de redorer l’image du football en France, qui a été mise à mal par vos homologues masculins ces dernières années…

On veut juste donner l’image de notre équipe. On ne surjoue pas, on est juste là pour jouer au football et prendre du plaisir pour vivre une bonne aventure ensemble. Il n’y a pas à comparer les filles et les garçons. Je pense que l’équipe masculine est aussi capable de donner une belle image de l’équipe de France, même si dernièrement ça a été compliqué. On n’a pas du tout le même contexte. On ne sait pas comment on réagirait dans leur situation. On va juste être nous-mêmes.

Before London