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Ukraine-France : une défaillance mentale

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Largement dominés sur le plan l’agressivité par les Ukrainiens (2-0), les Bleus ont failli au niveau mental. Un état d'esprit défaillant qui pourrait coûter très très cher, mardi, au Stade de France.

Samir Nasri : « Le talent, on l’a. » Karim Benzema : « Sur le papier, on est meilleur qu’eux. » Hugo Lloris : « Je vous garantis qu’il y avait de l’envie de notre côté aussi. » Hier soir à Kiev, ce sont pourtant les « talentueux » tricolores qui se sont fait « piétiner » par les Ukrainiens (2-0) hypothéquant sérieusement leur chance de qualification pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Trop attentistes et trop prudents à 0-0, les joueurs de Didier Deschamps ont fini par se faire surprendre en deuxième mi-temps, face à l'agressivité de leurs adversaires. Faut-il s’étonner d’une telle déconvenue lorsqu’on est autant dominé dans les duels ? « On a plus de talent mais ça ne suffit pas sur ce genre de rencontre, reconnait Benzema. Ils ont mis plus d’impact physique que nous. »

La preuve en chiffres. Les Ukrainiens ont commis 23 fautes contre 19 pour les Bleus. Ces joueurs-là avaient-ils plus envie que les Ukrainiens d’aller au Brésil ? Il est clairement permis d’en douter. « Sur ce match, la France n’a pas trouvé cette agressivité que l’on attendait pour un tel match, souligne notre consultant Frank Leboeuf. Est-ce qu’on s’est vu trop beau ? Est-ce qu’on a fait un « complexe » de supériorité », demande le champion du monde 1998.

Benarbia : « Les Ukrainiens, eux, ont tout donné »

Avant un match retour qui sent le soufre mardi au Stade de France, l’état d’esprit de cette équipe de France interpelle. Et inquiète. « Est-ce que cette équipe, cette génération-là, a vraiment envie de se sacrifier, interroge Ali Benarbia. Ils se sacrifient en club mais est-ce qu’ils ont ce sens du sacrifice en sélection ? Je ne pense pas. On a vu en face une équipe ukrainienne, elle, qui s’est sacrifiée dans tous les domaines. Eux ont tout donné dans les duels. Et c’est ce qui a fait la différence avec la France. » Mardi, Franck Ribéry et ses partenaires, ont 90 minutes, voire davantage, pour faire mentir tous leurs détracteurs. Après il sera trop tard.

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La rédaction