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Yanga-Mbiwa : « Rien n’est acquis »

Mapou Yanga-Mbiwa

Mapou Yanga-Mbiwa - -

Mapou Yanga-Mbiwa (23 ans) a réussi ses deux premières sélections avec l’équipe de France, contre l’Uruguay (0-0) puis en Finlande (0-1). Mais avant le match des Bleus face à la Biélorussie mardi, il reste prudent sur son statut naissant.

Mapou, on imagine que votre téléphone était en surchauffe après votre belle prestation en Finlande…

Oui, j’ai reçu des textos d’un peu tout le monde et des appels pour me féliciter. Après, rien n’est acquis. Il faut continuer à être performant et pourquoi pas, hausser son niveau de jeu petit à petit.

Comment avez-vous abordé le match avec Mamadou Sakho ?

C’était notre deuxième mach avec les A (après France-Uruguay en amical, 0-0) et on a essayé de faire notre travail au mieux. On s’est parlé, on s’est donné un maximum d’informations.

Votre entente se poursuit-elle en dehors du terrain ?

Dans un groupe, on doit s’entendre sur et en dehors du terrain. Après, il joue à Paris, je joue à Montpellier. Mais en dehors, on essaye de se poser, de se dire les choses. 

Quelle est votre impression après ce premier match officiel avec les Bleus ?

Je ne connaissais pas encore vraiment le niveau international. J’ai pu voir qu’au niveau des impacts, c’était costaud. Ils étaient malins, agressifs. J’ai donc découvert ce niveau mais le plus dur reste à venir.

Que représente pour vous le fait de porter le maillot de l’équipe de France ?

On se rend compte petit à petit que le maillot qu’on porte, ce n’est pas n’importe quel maillot. C’est celui de l’équipe de France. Ce maillot a beaucoup d’histoire et on essaye de le porter avec fierté, d’écrire aussi une histoire.

Pensez-vous avoir dessiné une certaine hiérarchie en défense centrale désormais ?

Nous, on est là pour essayer aussi de tirer le groupe vers le haut. C’est bien pour le coach qu’il ait plus de choix. Dès qu’il fait appel à nous, on est présent. Et s’il faut qu’il nous mette d’entrée, on essayera encore d’être présent.

Avoir côtoyé le groupe France avant l’Euro, ça vous a aidé ?

Ça m’a appris beaucoup de choses. Travailler, ne pas rester sur ses acquis… J’ai donc essayé de beaucoup travailler à Montpellier et puis le fait de revenir, ça m’a donné confiance afin de donner le maximum.

Rio Mavuba a également réalisé une belle prestation vendredi. Avez-vous discuté avec lui de son rôle devant la défense ?

Oui, ça s’est bien passé. On essaye d’avoir une bonne communication pour être le mieux possible dans le match et ne pas être en déséquilibre. Après, tous les joueurs sont attirés par le ballon, mais le fait qu’on se repositionne nous permet de ne pas être en galère.

Propos recueillis par Jérôme Sillon