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Domenech : « La Roumanie ? Important mais pas décisif »

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Le sélectionneur a tiré son bilan de la préparation de l’équipe de France. Selon lui, le match face à la Roumanie ne sera pas décisif pour l’avenir des Bleus dans cet Euro.

Raymond Domenech, Patrick Vieira semble aller mieux. Vous devez vous sentir rassuré, non ?
C’est vous qui aviez des inquiétudes, pas moi. On sait nous qu’on doit le préparer pour qu’il soit le plus vite possible en état, d’être à nouveau dans cette équipe. Il sait déjà que quoiqu’il arrive il ne fera pas le premier match face à la Roumanie parce qu’il n’a pas eu le temps, réellement de se préparer. On évoluera, j’espère, le plus loin possible.

Est-il qu’il faut garder quand même Patrick Vieira dans le groupe sachant qu’il arrivera tard dans la compétition ?
C’est vous qui dites qu’il va rentrer tard dans la compétition. Patrick doit se préparer pour entrer le plus vite possible et puis on gérera en fonction de ça.

Lundi, c’est le premier match, face à la Roumanie, une rencontre d’ores et déjà d’importance dans cet Euro pour vous…
Je pense qu’il ne faut pas focaliser sur ce premier match. On se prépare, le match arrivera, on aura le temps. Si j’ai bonne mémoire, l’équipe de France, en Espagne, a commencé par une défaite face à l’Angleterre et ce parcours est resté dans la mémoire de tous les Français. C’est vrai que ce premier match est important mais il n’est pas décisif. Le deuxième l’est peut-être plus puisqu’il devrait déterminer ce qu’il va y avoir dans l’avenir.

Vous sentez votre formation capable de soulever le trophée ?
Elle a les moyens, cette équipe, d’être performante, oui. Elle a des joueurs de haut niveau, elle est solide. Si nous aussi on est inquiet parce qu’on doute, les autres adversaires doivent également se dire qu’il y a aussi l’équipe de France, donc à ce niveau, on est à égalité.

La défense des Bleus, même si elle n’a pas encaissé le moindre but lors des matches de préparation, a semblé un peu en-dedans. Vous êtes inquiet ?
Non, il y a d’autres joueurs qui sont là. Tout le monde doit être prêt. William (Gallas) et Lilian (Thuram), qui ont fait la charnière au Mondial, ont fait la plupart des matches éliminatoires. C’est la base, on le sait, de l’équipe. Ils n’ont pas besoin de faire cinquante matches ensemble pour savoir comment l’un et l’autre jouent.

Pourquoi avoir procédé à autant de changements tactiques ?
Le travail avec une sélection, c’est de créer des associations, créer des complémentarités avec les uns et les autres, c’est ce qu’avait fait Aimé en 1998. C’est l’objectif, on doit être capable de changer. Il peut y avoir des blessés, des suspendus, des méformes et on doit être capable, à un moment ou à un autre, de modifier une structure d’équipe. Le mieux dans ce cas-là, c’est que les joueurs aient vécu ce genre de choses.

Vous pensez repartir avec le 4-4-2 aligné lors des matches de préparation ?
Je ne sais pas. On verra dimanche.

La rédaction - Fabien Lefort et Alix Dulac