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Domenech : « Plus de satisfaction que d’inquiétude »

Raymond Domenech voit des motifs d'espoir après la défaite en Espagne

Raymond Domenech voit des motifs d'espoir après la défaite en Espagne - -

Malgré la défaite de l’équipe de France 1-0 en Espagne mercredi soir, le sélectionneur Raymond Domenech voit tout de même des motifs d’espoirs.

Raymond Domenech, êtes vous inquiet après cette défaite ?
Une défaite n’est jamais anecdotique. Mais souvent dans des défaites, il y a des motifs de satisfaction. Ce soir, c’est plus de la satisfaction que de l’inquiétude vu ce qu’on a montré au cours du match. J’ai vu une belle fin de match où on a poussé, on a même eu quelques occasions Je n’ai pas à être inquiet mais on retient surtout que c’est une défaite. Il faut donc se poser des questions.

Justement, quelle est votre analyse sur cette rencontre ?
L’adversaire a marqué un but, nous on n’en a pas marqué. Lors de la deuxième mi-temps, nous avons eu des moments plus difficiles où on a moins bien géré le ballon. Et on a subi la pression de l’adversaire en lui rendant trop vite le ballon. Ils marquent sur un corner où on s’est un peu endormi. L’enseignement à tirer, c’est que toute imperfection à ce niveau là peut être fatale.

Ce sont des bons matches à jouer à quelques mois de l’Euro ?
Oui, c’est exactement ce que je voulais, un match de cette dimension. Il a fallu apprendre à garder ses nerfs et savoir comment rester sympa et gentil malgré des incertitudes au niveau de l’arbitrage. C’est justement ce qui a rendu ce match contre l’Espagne difficile. Donc au lieu de dire qu’on sera champion d’Europe, on peut dire que les Espagnols sont favoris car ils ont une superbe équipe.

Vous aviez dit que ces deux matches doivent prouver que l’Euro sera difficile. C’est réussi…
D’autant plus qu’on sait que si on a la chance de passer le premier tour, on peut rencontrer l’Espagne en quart de finale. C’est certain que ce sera difficile. Si on ne fait pas des matches de ce niveau là en gommant les imperfections, on sait qu’on ne passera pas.

La rédaction - Fabien Lefort