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Et dire que l’Allemagne a encore de la marge…

Lukas Podolski

Lukas Podolski - -

Seule équipe à avoir remporté ses trois premiers matchs de l’Euro, la Mannschaft pourrait encore monter en régime ce vendredi en quarts de finale face à la Grèce (20h45) si ses individualités, notamment Mesut Özil, brillent encore plus.

Il y avait eu une première salve, de Mehmet Scholl pour Mario Gomez. Il y en a eu une autre, d’Harald Schumacher pour Mesut Özil. Trois victoires en trois matchs, contre le Portugal (1-0), les Pays-Bas (2-1) et le Danemark (2-1), et pourtant, les anciens internationaux allemands continuent à rivaliser de dureté dans leurs chroniques. « Mesut n’est que l’ombre de lui-même », estime l’ex-gardien de la Mannschaft. Le joueur du Real Madrid manquerait de « fraîcheur, de vitesse, de dynamisme ». Si l’effet de la critique est aussi efficace qu’il l’a été pour Mario Gomez, la Grèce, qui part déjà de loin dans ce quart déséquilibré, risque de souffrir ce vendredi à Gdansk (20h45).

Car l’Allemagne, plus calculatrice en 2012 qu’en 2010, semble avoir les moyens d’être encore plus forte dans cette dernière ligne droite vers la finale si ses talents les plus fins deviennent encore plus efficaces. Et si quelques coups d’éclat individuels s’ajoutent à cette impression de collectif imperturbable. « Son génie va ressortir, tout simplement parce qu'il a les qualités pour », est persuadé Sami Khedira à propos de son coéquipier madrilène, tandis que Joachim Löw, le sélectionneur, jure lui que « l'explosion d’Özil va se produire à un moment dans ce tournoi ».

Götze et Reus n’ont pas encore joué

Le pire ou le mieux, c’est selon, c’est que Thomas Müller est également attendu plus décisif. Et si le verrou grec ne saute pas rapidement, les pépites qui patientent sagement sur le banc, comme Mario Götze, Marco Reus ou Lars Bender, déjà buteur contre le Danemark, chercheront à leur tour à briller en cours de match. « La Grèce a une équipe très forte que nous ne devons pas sous-estimer, prévient d’ailleurs Sami Khedira. Il faudra de la patience, mais il sera très important de mettre du rythme. Si on reste statique, ce sera difficile. On ne pourra pas passer. Mais je pense qu'on a les éléments pour réussir. »

A savoir un potentiel technique et un éventail d’options, que seule l’Espagne partage parmi les huit dernières équipes en lice en Pologne et en Ukraine. Sans oublier une solidité défensive en hausse, au regard de l’Euro 2008 (finaliste) et de la Coupe du monde 2010 (3e). Le tout donne à la Mannschaft, qui reste sur 14 victoires consécutives en compétition officielle et qui n’a jamais perdu un quart de finale à l’Euro, un air d’épouvantail. Pour la Grèce, déjà. Et sûrement aussi pour l’Angleterre ou l’Italie, qui devront s’y frotter en demi-finale (jeudi). A moins que les stars allemandes ne plafonnent et qu’un séisme ne se produise vendredi soir…

LP