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Euro 2016 : 20 millions, une petite victoire pour les villes françaises

Manuel Valls, Alain Juppé et Michel Platini

Manuel Valls, Alain Juppé et Michel Platini - AFP

Les dix villes de l’Euro 2016 ne seront pas écartées des retombées économiques de l’événement. A l’issue, ce jeudi, d’un comité de pilotage, l’UEFA a décidé de leur allouer, en guise d’héritage, une enveloppe de 20 millions d’euros. Soit 2 millions par ville.

« On ne va pas maintenant entrer dans le détail de savoir si on voulait plus. Quand on négocie, on ne commence pas par faire une proposition trop faible. » On fait alors comme Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de l’association des villes-hôtes du prochain championnat d’Europe. Et on obtient, de la part de l’UEFA, une enveloppe de 20 millions d’euros à répartir entre les dix villes accueillant l’Euro 2016. Une sorte d’héritage pour ces communes, directement associées aux futures retombées économiques de l’événement, qui récupéreront donc 2 millions d’euros chacune. Soit l’équivalent, en financement, de quatre terrains synthétiques.

« C’est un geste que fait l’UEFA, à notre demande, pour faciliter l’acceptabilité sociale de cette manifestation, explique Juppé, satisfait de cette manne financière. En deux tranches : une, immédiatement mobilisable, que nous allons pouvoir inscrire à notre budget de 2015. Et puis, une deuxième tranche qui viendra après l’événement en fonction des efforts qui auront été faits par les villes. Ces dix villes sont satisfaites de cette proposition, l’ont approuvé à l’unanimité et ont remercié l’UEFA de ce geste. » Un million d’euros avant, un million d’euros après : voilà qui pourrait notamment permettre à la ville de Bordeaux de doter le quartier de la Bastide d’un terrain synthétique que Juppé, dont le poids politique sur ce dossier a pesé, ne pouvait offrir seul.

Platini : « Quand même de très belles infrastructures sportives en France »

« On ne va pas rentrer dans les détails, mais il y a beaucoup plus de choses qui sont faites » a rappelé de son côté Michel Platini, le président de l’UEFA. Comme « une exposition médiatique de 90 millions d’euros pour l’ensemble des villes à travers les compétitions européennes », la promotion de la ville de Bordeaux ainsi que des autres villes de l’Euro 2016, la mise à disposition, pour 80 % des matches, de 20 000 places gratuites pour les populations défavorisées. Sans oublier « les opérations, les fanzones qui vont être payées, les écrans géants ».

Michel Platini a surtout rappelé que le principal héritage laissé par l’UEFA aux villes sera… les stades. « Vous avez aussi quand même maintenant de très belles infrastructures sportives en France, notamment à Bordeaux pour l’équipe de foot et pour l’équipe de rugby (Bordeaux-Bègles, ndlr), a-t-il relevé, s’adressant à Alain Juppé. Parce que je suis allé visiter, moi, le stade de Bordeaux : félicitations ! Je me souviens qu’avec monsieur Giresse, nous étions au vieux stade Lescure, le Chaban-Delmas… On prenait des casquettes, mais il n’était pas terrible quand même. Je crois que c’est quelque chose de bien d’avoir mis la ville de Bordeaux au-devant un peu du sport international. »

Giresse président du comité de pilotage local

L’ancien international français et joueur des Girondins de Bordeaux, Alain Giresse, a été confirmé, ce jeudi, dans son rôle de président du comité de pilotage local sur la commune girondine. A Saint-Etienne, l’ancien gardien emblématique des Verts, Jérémie Janot, se verra confié le même rôle.

dossier :

Euro 2016

A.D avec O.S