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Euro 2016, Evra : "C’est incroyable, cette atmosphère, c’est pas comme ça au Stade de France"

Patrice Evra et les Bleus en finale de l'Euro 2016

Patrice Evra et les Bleus en finale de l'Euro 2016 - AFP

Après la qualification des Bleus pour la finale de l’Euro 2016, Patrice Evra a souligné l’ambiance exceptionnelle au stade Vélodrome de Marseille. Et fait part de sa confiance pour dimanche.

Patrice Evra, comment vivez-vous cette qualification pour la finale de l’Euro 2016 ?

C’est bien, mais franchement, je suis déjà tourné vers cette finale. C’était une grosse étape. Moi, j’avais vraiment confiance en tous mes coéquipiers. Je suis content, mais ce n’est pas ça qui m’intéresse. On savait qu’ils allaient avoir le ballon, mais il faut prendre du plaisir à défendre, à être solide. On les connaît. L’important, c’est de gagner, de ne pas lâcher, de ne pas craquer. Il faut être solide sur les cannes, avoir faim, jouer avec le cœur et les triples. Quand tu vois le Vélodrome en folie comme ça… Il faut féliciter cette ville de Marseille. C’est incroyable, cette atmosphère. Elle n’est pas comme ça au Stade de France, c’est dommage. Ça nous pousse à ne rien lâcher. Quand tu sais qu’après un match, t’es en finale, tu ne peux pas te permettre de lâcher mentalement.

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Avez-vous senti de l’inquiétude au sein de l’équipe pendant la tempête allemande en première période ?

Ce n’est pas une tempête, c’est une possession de balle. Ce n’est pas ça qui te fait gagner le match. Il n’y a pas eu de doute. On était prêt à ça, à souffrir, à courir, à faire les efforts pour son coéquipier. On était serein. Même si les gens avaient peut-être l’impression que l’Allemagne avait le match en main, nous, on était serein. On savait qu’on allait les piquer à un moment, mettre un but et défendre cet avantage.

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En finale, ce sera le Portugal…

Ce n’est pas le Portugal. C’est être champion d’Europe. Peu importe l’adversaire. On est vraiment chez nous. Nos collègues l’ont fait en 98, en 2000. On a envie de refaire la même chose, c’est tout. J’ai hâte d’y être, de me reposer ce soir, de prendre des forces et être prêt pour cette finale. C’est un moment unique, une opportunité qui n’arrive qu’une seule fois dans la vie. Il faudra saisir sa chance. Mais j’ai confiance. Ce n’est pas de l’arrogance, mais j’ai confiance en tous mes coéquipiers.

Vous dîtes souvent "I love this game"…

(Rires) J’aime ce jeu ! Je suis un homme très chanceux, très heureux. Quand je dis "I love this game", en vérité, c’est "qu’est-ce que ma vie est belle !". Je suis tellement heureux !

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