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Euro: Yilmaz en équipe de Turquie, ça donne quoi?

La Turquie va défier l’Italie lors du match d’ouverture de l’Euro, ce vendredi à Rome (21h). Avec Burak Yilmaz en capitaine. Au fil des années, l’attaquant du Losc, qui fêtera bientôt ses 36 ans, s’est imposé comme un taulier en équipe nationale.

C’est l’heure de prolonger le rêve. Au moins jusqu’au début de l’été. Après une saison éblouissante, récompensée par un titre de champion de France avec le Losc, Burak Yilmaz s’apprête à disputer l’Euro. Et l’attaquant turc va vivre un grand moment d’entrée, en défiant l’Italie lors du match d’ouverture, ce vendredi à Rome (21h). Une rencontre qu’il abordera en tant que capitaine. A bientôt 36 ans (il les fêtera le 15 juillet, quatre jours après la finale de Wembley), Yilmaz est un taulier dans son pays. Avec ses 67 sélections et 29 buts au compteur, l’ancien joueur de Besiktas, Fenerbahçe, Trabzonspor ou Galatasaray reprèsente une valeur sûre à son poste.

Son conte de fées lillois n’a fait que renforcer sa position. A l’heure d’aborder l’Euro, la Turquie en fait logisquement son atout offensif n°1. Titulaire lors de quatre des six matchs de la sélection en 2021 (à chaque fois avec le brassard) "Kral Burak" a inscrit cinq buts, dont un triplé retentissant face aux Pays-Bas fin mars, en éliminatoires du Mondial 2022 (4-2). Il a également marqué lors du dernier match de préparation à Paderborn (Allemagne) face à la Moldavie (2-0).

Un but tous les 2,3 matchs

Le sélectionneur Senol Günes, en poste depuis mars 2019, lui fait confiance pour animer le front de l’attaque. Dans différents systèmes. Lors de ses dernières sorties, la Turquie a évolué en 4-1-4-1, 4-2-3-1 ou 4-4-2. Avec un Yilmaz plus ou moins seul devant. Hakan Çalhanoglu (AC Milan) et Kenan Karaman (Fortuna Düsseldorf) sont souvent en soutien ou à ses côtés. Son partenaire du Losc Yusuf Yazici est également présent dans l’entrejeu, tout comme Zeki Celik à droite de la défense. De quoi mettre Burak en confiance.

Depuis ses débuts en équipe nationale avec Fatih Terim, en avril 2006 (2-2 lors d’un amical en Azerbaïdjan) et son premier but en mars 2011 (1-1 en Belgique en éliminatoires de l’Euro 2012), l’avant-centre plante environ tous les 2,3 matchs. Pour son deuxième grand tournoi international, après l’Euro 2016 en France, il espère au moins maintenir cette cadence. En faisant même mieux si possible. Après sa folle saison dans le Nord, le buteur à la grinta communicative arrive en tout cas en pleine confiance. La Turquie espère bien profiter au sein d’un groupe A plutôt homogène, qui abrite également le pays de Galles et la Suisse.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Journaliste RMC Sport