RMC Sport

Italie-Angleterre: Chiellini a lancé le cri porte-malheur "Kiricocho" à Saka sur son tir au but

Giorgio Chiellini, défenseur de l’Italie, a confirmé avoir crié "Kiricocho" au moment du tir au but de Bukayo Saka, arrêté par Gianluigi Donnarumma en finale de l’Euro entre l’Italie et l’Angleterre (1-1, 3 tab 2).

Le "Kiricocho" a écrit une nouvelle page de sa légende, dimanche en finale de l’Euro entre l’Italie et l’Angleterre (1-1, 3 tab 2). Depuis le rond central, Giorgio Chiellini, capitaine de l’Italie, a lancé ce cri au moment de la prise d’élan de Bukayo Saka, dernier tireur de penalty anglais. Le jeune attaquant de 19 ans a vu sa tentative repoussée par Gianluigi Donnarumma et l’Italie s’est offert le deuxième titre de championne d’Europe de son histoire. Au moment des festivités du sacre, Chiellini a confirmé avoir prononcé cette fameuse formule qui porte la poisse à ESPN.

Celle-ci avait déjà été utilisé en Ligue des champions cette année lors du 8e de finale retour de la Ligue des champions entre le Borussia Dortmund et le FC Séville (2-2). Le gardien andalou, Yassine Bounou, avait hurlé ce mot en direction d’Erling Haaland avant d’arrêter le penalty de l’attaquant norvégien. Ce dernier avait, à son tour, lancé la formule de manière très hasardeuse au moment de tirer une nouvelle fois le penalty à la demande de l’arbitre. Cette fois, il avait marqué. "Je n'ai aucune idée de ce que j’ai dit, j'ai crié la même chose que le gardien", s’était-il amusé à l’issue du match.

L’expression "Kiricocho" est plutôt célèbre en Amérique du Sud et en Espagne. Elle date de la prise de fonction de Carlos Bilardo sur le banc d’Estudiantes en Argentine en 1982. A cette époque, un des supporters du club nommé… Kiricocho porte la poisse. A chaque fois qu’il assiste à un entraînement, un joueur se blesse. Au lieu de l’écarter, Bilardo trouve la solution: il lui propose d’accueillir les adversaires de son équipe avant chaque match. Résultat: l’Estudiantes sera sacré champion en ne perdant qu’un match, contre Boca Juniors, la seule équipe que Kiricocho n’a pas pu approcher. La superstition est née et s’est exportée jusqu’en Europe.

>> Suivez toutes les infos de l'Euro EN DIRECT

Elle traverse même les générations. Joan Capdevilla, ancien défenseur de l’Espagne, avait confié avoir hurlé le mot en finale de la Coupe du monde 2010 au moment de la frappe d’Arjen Robben, finalement repoussée par Iker Casillas. "Je ne l'ai utilisé qu'une seule fois au moment du célèbre arrêt d'Iker face à Robben, avait-il confié sur Movistar+. Désespérément, la première chose qui m'a traversé l'esprit était le mot 'Kiricocho'. Je l'ai utilisé une fois et cela a très bien fonctionné pour moi. Je ne l’ai pas utilisé après." Chiellini l’a ressorti du tiroir et l’Italie est championne d’Europe.

NC