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L’Allemagne prend un peu plus date

Khedira et Schürrle

Khedira et Schürrle - -

Larges vainqueurs de la Grèce 4-2 à Gdansk, les Allemands se sont brillamment qualifiés pour les demi-finales de l’Euro 2012. Avec quatre matches et autant de victoires, ils s’affirment comme les favoris pour la victoire finale.

Il y avait cinq classes d’écart, hier soir, sur la pelouse de la Gdansk Arena. L’Allemagne qui n’avait jamais perdu un quart de finale de l’Euro, n’a pas trébuché face à la Grèce sous les yeux de sa chancelière, Angela Merkel. Son large succès 4-2 grâce à des buts de Lahm (39e), Khedira (61e), Klose (67e) et Reus (74e) lui confère même un statut de grand favori alors qu’elle n’est plus qu’à deux marches d’un quatrième titre européen. La Grèce a osé y croire quelques minutes, après l’égalisation improbable de Samaras (55e). Mais son manque de talent conjugué à son manque d’audace n’aura pas pesé bien lourd en face de la machine allemande, sûre de sa force et efficace. Jeudi prochain, en demi-finale, l’Italie ou l’Angleterre, son futur adversaire, aura de bonnes raisons de trembler.

Samaras a fait illusion

Les Allemands avaient promis de donner du rythme à ce quart de finale. Ils ont tenu parole. Malgré de nombreux changements opérés par Joachim Löw, et notamment la présence de Gomez, Podolski ou Müller sur le banc au coup d’envoi, l’artillerie germanique surclasse vite une formation grecque. Reste que les Allemands manquent longtemps de réalisme. Et les innombrables occasions manquées rendent Joachim Löw fou de rage. Le sélectionneur allemand pense toutefois être libéré lorsque Philipp Lahm expédie le ballon dans la lucarne de Sifakis (39e, 1-0).

C’est mal connaître les Grecs. Plus l’équipe de Fernando Santos est dominée, plus elle est redoutable. La preuve avec Samaras qui égalise sur un contre mené par Salpingidis (55e, 1-1). Mais cette Allemagne est beaucoup trop forte, et la Grèce trop limitée, pour que le score en reste-là. Vexés, les triples champions d’Europe se rebiffent. Khedira (61e, 2-1), Klose (67e, 3-1) et Reus (74e, 4-1) scellent un succès aussi logique. Et on a déjà presque oublié le pénalty transformé par Salpingidis (89e).

Aurélien Brossier