RMC Sport

L’Espagne et l’Italie dos à dos

Sergio Busquets et Mario Balotelli

Sergio Busquets et Mario Balotelli - -

A l’issue d’un match splendide et très rythmé, l’Espagne et l’Italie n’ont pas réussi à se départager (1-1), ce dimanche après-midi, à Gdansk. Le groupe C de l’Euro 2012 reste très ouvert.

On ne s’est pas ennuyé une seule seconde ce dimanche après-midi à Gdansk. Si le choc du groupe C entre les deux derniers champions du monde n’a pas livré de vainqueur, il a en revanche offert un joli spectacle. Espagnols et Italiens se séparent dos à dos (1-1), Fabregas (64e) ayant répondu du tac au tac à Di Natale (61e). Les occasions de but n’ont pas manqué même si Vicente Del Bosque avait choisi de se priver d’un véritable avant-centre au coup d’envoi.

En titularisant Cesc Fabregas, le sélectionneur des champions du monde ne s’est pas trompé. Le Catalan, bien que n’ayant peu pesé dans la surface de réparation, a donné le point du match nul après un bon service de Silva. Quelques instants plus tôt, une ouverture lumineuse de Pirlo avait permis à Di Natale, à peine entré en jeu à la place de Balotelli, de tromper Iker Casillas.

Incorrigible Balotelli

L’opposition de style entre les deux formations latines n’a pas déçu. Si le jeu de passes courtes espagnols a longtemps buté sur la défense à cinq très regroupée des Italiens, Iniesta a montré par ses accélérations qu’il était en jambes. Côté transalpin, la formation de Cesare Prandelli, corrigée en amical par la Russie la semaine dernière (0-3), a affiché beaucoup de sérieux et un bel enthousiasme, si l’on excepte le fantasque Mario Balotelli.

Juste avant d’être remplacé (une sanction ?), l’imprévisible attaquant de Manchester City s’est ainsi fait remarquer en « fonçant » seul au but à la vitesse d’un tracteur. Sa nonchalance fut sanctionnée par le retour de Sergio Ramos (63e). Bien plus tranchant, son remplaçant, Di Natale, a lui manqué de peu le doublé sur une magnifique volée de peu à côté (77e). Sinon ? Au vu des nombreuses tentatives de part et d’autres, Gianluigi Buffon et Iker Casillas sont toujours des gardiens de but hors-normes. Certaines choses ne changent pas.

Aurélien Brossier