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La Grèce gâche les festivités polonaises

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Menée et réduite à dix, la Grèce a fait déjouer la Pologne à domicile, et obtenu un bon match nul (1-1) ce vendredi lors du match d’ouverture de l’Euro. Le groupe A s’annonce plus ouvert que jamais.

Il y a avait un léger parfum d’Euro 2004, ce vendredi, dans la flamboyante enceinte de Varsovie. Comme il y a huit ans au Portugal, la Grèce devait se frotter au pays hôte, la Pologne, lors du match d’ouverture du Championnat d’Europe des nations. Pas facile. Mais impossible n’est pas grec et, comme à Porto il y a huit ans, la sélection hellénique a réussi à faire déjouer les pronostics. Cette fois, elle n’a pas gagné (la Grèce s’était imposée 2-1 face aux Lusitaniens, puis 1-0 en finale). Mais en allant chercher un match nul (1-1) après avoir été menée au tableau d’affichage, puis réduite à dix suite à l’expulsion de Papastathopoulos, l’équipe entraînée par le… Portugais Fernando Santos a réalisé la première belle affaire de cet Euro 2012.

Dans un groupe A qui s’annonce plus disputé que jamais, la Pologne, elle, peut se mordre les doigts. « On n'a pas su profiter des occasions pour emporter ce match, soupire le buteur polonais Robert Lewandowski. Il faudra tirer des leçons de ce premier match pour le deuxième durant lequel il faudra être beaucoup plus concentré. »

Tyton entre dans l’histoire

Les Grecs, eux, ne sont donc pas des invités modèles. Alors qu’on les pensait battus après l’ouverture du score de la star polonaise d’une magnifique tête smashée (17e, 1-0), et surtout après l’expulsion de Sokratis Papastathopoulos (45e), ils ont réussi à surprendre les partenaires d’Obraniak. Un ballon mal négocié par la défense polonaise permet ainsi à Salpingidis l’opportuniste de remettre les compteurs à zéro (51e, 1-1). Dans cette rencontre animée à défaut d’être d’un grand niveau technique, la Grèce pense même réaliser un miracle dont elle seule, décidément, a le secret. Après avoir buté sur Szczesny, l’intenable Salpingidis obtient un pénalty et l’expulsion du portier polonais. Coup double !

Mais le football est parfois magique. Et l’inconnu Przemysław Tytoń, gardien remplaçant, est devenu le premier gardien de l’histoire de l’Euro à arrêter un pénalty après être entré en jeu (68e). A dix contre dix, aucune équipe ne fait la différence. Mais aucune des deux ne semble armée pour aller au bout. « Les miracles sont arrivés il y a quelques années pour la Grèce, conclut Eric Di Meco. Mais là, je les trouve très très limités. »

Le titre de l'encadré ici

Du Chopin pour lancer l’Euro !|||

A chaque grande compétition internationale sa cérémonie d’ouverture. L’Euro 2012 n’échappe pas au protocole. Celle-ci a duré une petite dizaine de minutes avant le coup d’envoi de Pologne-Grèce, au stade national de Varsovie. Pas moins de 800 bénévoles venus de 63 pays y ont participé dans une atmosphère colorée et bon enfant. Côté ambiance, bien que le terme soit sans doute mal choisi, les supporters ont eu droit à du… piano ! Adam György, pianiste classique hongrois, a en effet interprété une œuvre de Frédéric Chopin, le célèbre compositeur polonais. Dans un tout autre registre, le DJ italien Karmatronic, veste « sobre » à paillettes dorées, a joué une musique intitulée « le jeu du monde ». Enfin, les hymnes nationaux de la Pologne et de la Grèce ont été chantés par le Choeur Académique de l'université de Varsovie. Des cérémonies d'avant-match auront lieu avant toutes les rencontres en Pologne et en Ukraine.  Elles dureront six minutes.

AB