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Le nouveau dérapage de Nasri

Samir Nasri

Samir Nasri - -

A l’issue du match face à l’Espagne ce samedi, dans la zone mixte de la Donbass Arena de Donetsk, Samir Nasri a injurié un journaliste provocateur. Un nouveau dérapage après ses insultes contre un autre journaliste il y a deux semaines.

Il était soulagé de ne pas avoir participé au fiasco de Knysna. En deux semaines d’Euro, Samir Nasri a ajouté sa triste contribution aux dérapages incontrôlés en équipe de France. A l’issue de la défaite des Bleus en quarts de finale de l’Euro face à l’Espagne (2-0), ce samedi, le milieu de terrain s’est accroché avec un journaliste dans une zone mixte à l’ambiance très tendue. Après avoir refusé de s’arrêter devant la presse dans son ensemble, le joueur de Manchester City s’est justifié : « Vous cherchez toujours des histoires ». Malgré l’insistance d’un journaliste, l’ancien Marseillais s’en est allé avant de rentrer dans une colère noire après une réflexion dudit journaliste (« Alors casse-toi »).

Après lui avoir demandé de s’expliquer, Nasri a violemment insulté son interlocuteur, qui cherchait visiblement à le provoquer. « Va te faire enc… ! Va niquer ta mère ! », a-t-il lâché avant d’ironiser : « Comme ça, vous pourrez dire que je suis mal élevé ». Si la réflexion du journaliste est très grossière, le joueur a perdu les pédales. Un aveu de faiblesse à ce niveau de compétition qui prouve un manque d’hermétisme à la critique. Lors du premier match de l’Euro déjà, contre l’Angleterre (1-1), Nasri s’était distingué en lâchant un « ferme ta gueule » à un journaliste de l’Equipe, qui écrivait « des choses pas gentilles » à son sujet. Digne de la cour de récréation… Et dans la foulée de la défaite contre la Suède (0-2), il s'était déjà retrouvé au coeur du premier moment de tension dans le vestiaire français avec Alou Diarra.

Déjà dans le viseur des cadres à l’Euro 2008

Entré en jeu à la 65e minute de jeu ce samedi, le Citizen a, hormis son premier match, manqué la deuxième compétition internationale à laquelle il participait après l’Euro 2008. Un championnat d’Europe au cours duquel il s’était déjà distingué en prenant la place de Thierry Henry dans le bus. Une broutille qui avait alors irrité les cadres de l’équipe de France. Membre de cette génération 87 tant louée, Samir Nasri a semé un peu plus le trouble sur l’ambiance d’une équipe de France en pleine tentative de rédemption et à la reconquête de son image après la Coupe du monde 2010. Les insultes proférées par Jérémy Ménez à l’encontre de l’arbitre de la rencontre face à l'Espagne, huit minutes après son entrée en jeu, confirment que la dette des Bleus est loin d’être effacée.

NC avec JS