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Le Portugal respire encore

Varela

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Grâce à Varela, le Portugal a dominé sur le fil le Danemark (3-2) et s’est relancé dans la course aux quarts de finale (groupe B). Heureusement, car sa star, Cristiano Ronaldo, s’est complètement manquée.

Ça a bien failli être l’histoire d’un rendez-vous manqué. Un de plus avec la sélection du Portugal. Un rencart totalement raté qui aurait pu avoir de lourdes conséquences si le pied de Silvestre Varela n’était pas passé par là en fin de match. Ce mercredi soir, Cristiano Ronaldo avait une mission à remplir : relancer les siens dans la course aux quarts de finale après leur défaite initiale face à l’Allemagne (1-0). Un contrat que n’a jamais rempli la superstar lusitanienne, affligeante de maladresse, laissant le soin à Pepe (23e) et Postiga (36e) d’abord, puis à Varela (87e), entièrement submergé par ses coéquipiers près du poteau de corner, de sauver la patrie.

Que ce serait-il passé si le joueur du FC Porto, après un raté initial, n’avait pas forcé son destin et celui de sa sélection en expédiant un missile dans le but d’Andersen? A voir la mine lasse, défaite mais surtout soulagée de Ronaldo au coup de sifflet final, nul doute que ce dernier ne sera pas très curieux de le savoir. L’encre noire risque de couler à flots jeudi dans les médias portugais. Les critiques risquent de s’abattre avec fracas sur ses épaules mais la situation sera toujours moins électrique que si son spectaculaire raté, tout seul face à Andersen (78e), avait eu un véritable incidence sur le résultat final.

Mais si Bendtner, assez transparent face aux Pays-Bas malgré la victoire (1-0), a confirmé, avec un cinquième (41e) et sixième but (80e) – tous de la tête - en cinq confrontations, qu’il adorait le Portugal, l’attaquant de Sunderland n’a, finalement, fait qu’instiller un sérieux doute dans les têtes lusitaniennes. Pour faire mieux et éviter de voir revenir son adversaire du soir à sa hauteur dans le groupe B, il aurait fallu pour le grand blond et ses coéquipiers que le tir dans le temps additionnel de Schöne (90e+3) accroche le cadre de Rui Patricio… et provoque plus qu’un large frisson dans les travées de l’Arena Lviv. Plus de peur que de mal finalement pour les hommes de Paulo Bento, qui auront connu toutes les émotions mercredi soir.

La libération, d’abord, par Pepe (23e), puis le soulagement, suite au but de Postiga (36e)… avant le doute, la peur et la libération, tardive forcément pour un groupe vite sur le reculoir après avoir eu deux buts d’avance. Une soirée riche en palpitations, éprouvante pour les cardiaques mais salvatrice, surtout, puisqu’elle permet au Portugal d’avoir encore son mot à dire pour la qualification. Et à Cristiano Ronaldo, certainement, d’avoir une nuit (un peu) moins agitée. Le Portugal-Pays-Bas de dimanche s’annonce explosif. Et « CR7» sera encore plus attendu au tournant.

A.D