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Les Tchèques brisent le rêve polonais

Petr Cech

Petr Cech - -

Malmenée en début de rencontre, la République Tchèque a éliminé le pays organisateur grâce à un but de Jiracek (1-0). Les partenaires de Jaroslav Plasil se qualifient pour les quarts de finale après une rencontre rondement menée.

Vingt-six ans. Depuis 26 ans et un 4 à 0 encaissé contre le Brésil en 8e de finale de la Coupe du Monde, la Pologne n’a pas franchi le cap du premier tour d’une compétition internationale. Alors, les partenaires de Ludovic Obraniak ne voulaient pas laisser passer une chance unique de se qualifier dans leur compétition et ils l’ont prouvé. Sur le terrain, la furia polonaise se déchaine dès les premières minutes et l’Auxerrois Dariusz Dudka pense même délivrer la patrie, deux petites minutes après le coup d’envoi, d’un sublime retourné acrobatique qui termine sa course dans le petit filet extérieur.

Mais en commençant tambour battant, les Polonais se sont essoufflés et n’ont pas su faire la différence. Et si l’attaquant vedette de la sélection locale Lewandowski (32e), pense faire le plus dur, il croise trop sa frappe. En face, les Tchèques laissent passer l’orage sur le terrain mais aussi dans le ciel de Wroclaw où un déluge s’abat sur les joueurs. Milan Baros profite même de l’occasion pour s’offrir sa première frappe de l’Euro (31e) après 181 minutes de jeu.

Jiracek le sauveur

Au retour des vestiaires, les deux équipes, qui ont pris connaissance du but inscrit par la Grèce, doivent impérativement ouvrir le score. Et à ce petit jeu, ce sont les hommes de Jaroslav Plasil qui prennent le jeu à leur compte. Dans le duel des meneurs de jeu des Girondins de Bordeaux, Plasil étouffe Obraniak et les Tchèques se libèrent par l’intermédiaire de Petr Jiracek (71e). Le milieu de terrain inscrit son 2e but de la compétition, après un magnifique crochet intérieur enchainé par une frappe croisée.

Grâce à cette réalisation, Jiracek envoie sa sélection en quarts de finale. Avec 6 points au compteur et la première place du groupe A, l’opération est parfaite pour Rosicky and cie. Et si l’histoire d’amour entre cette nation, demi-finaliste de l’Euro 2008 et la compétition européenne se poursuit, elle se termine avec des regrets pour les joueurs locaux. Ce n’est pas la dernière tête de Robert Lewandowski en toute fin de match (84e), frôlant le cadre, qui réveillera un public polonais amorphe, sifflant même son équipe fétiche. Vingt-six ans d’attente… et ce n’est pas encore prêt de s’arrêter.

Nicolas Paolorsi