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Löw redoute le retour de la Mannschaft à Paris après les attentats

Joachim Löw

Joachim Löw - AFP

Joachim Löw, sélectionneur de l’Allemagne, a avoué être encore choqué par les trois attentats-suicides qui ont eu lieu aux abords du Stade de France durant le match amical France-Allemagne, le 13 novembre dernier. Il veut crever l’abcès avec ses joueurs avant de retrouver Paris en juin prochain pour y disputer deux matches de poule lors de l’Euro 2016.

Joachim Löw n’a pas encore évacué le souvenir traumatisant des trois attentats-suicides qui se sont déroulés aux abords du Stade de France le 13 novembre dernier alors que son équipe d’Allemagne y affrontait la France en match amical. Dans une interview à la radio allemande publique Bayerische Rundfunk, le sélectionneur de la nationalmannschaft, a confessé être toujours choqué par les tragiques évènements. « Chacun d'entre nous porte en lui les événements terribles de Paris et cela vraisemblablement encore un long moment », a-t-il déclaré.

Le technicien a donc prévu d’en discuter avec ses joueurs en mars prochain lors des deux matches de préparation des champions du monde face à l’Angleterre (le 23) et l’Italie (le 29). Car le tirage au sort de l’Euro 2016 leur a réservé un retour à Paris avec deux matches de l’Euro à y disputer : le 16 juin face à la Pologne au Stade de France puis le 21 face à l'Irlande du Nord au Parc de Princes. De quoi faire surgir quelques craintes. « Je crois que nous devrons en parler avec l'équipe en mars, nous préparer un peu et nous ajuster car nous jouerons à Paris dans la phase préliminaire à deux reprises et nous ne devons pas amener avec nous les mauvais souvenirs », redoute-t-il.

Löw : « Il m'a fallu deux ou trois jours pour retrouver une vie normale »

Quelques jours après le 13 novembre, Joachim Löw était apparu très affecté et au bord des larmes après ces terribles évènements. « Il m'a fallu deux ou trois jours pour retrouver une vie normale entre guillemets », explique-t-il. Le choc s’est poursuivi quand la rencontre face aux Pays-Bas, prévue à Hanovre, avait été annulée en raison d’un risque d’attaque terroriste. Pour évacuer, Löw s’est tourné vers le psychologue de l'équipe nationale, Hans-Dieter Hermann, qui est « d'une grande aide ».