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On parie quoi ?

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Certains se sont essayés au délicat jeu des pronostics. Si les bookmakers anglais sont assez cohérents à l'abord des demi-finales, d'autres ont eu moins de chance... ou de lucidité.

Le pronostic, c'est un « sport » national, en Grande-Bretagne... D'ailleurs ne parle-t-on pas des bookmakers anglais, comme on parlerait des redoutables all-blacks, des nageuses est-allemandes ou des poupées gymnastes russes. Ils font partie du décor, tout simplement. C'est un sport donc, une industrie également, celle du pari sportif. Un métier en somme... auquel certains se sont essayé à l'occasion de l'Euro, avec plus ou moins de bonheur.

Allemagne à 4/1
Pour planter le décor, sachez que ces fameux « books » anglais, avant même le début de la compétition, plaçaient l'Allemagne en grand favori du tournoi, à 4 contre 1 juste devant l'Espagne à 6/1. Un duo qui pourrait bien occuper le haut de l'affiche, le 29 juin, puisque les deux équipes sont toujours en course pour le titre... Comme quoi, les bookmakers ont le nez creux et du savoir-faire. Certes, nos amis britanniques n'avaient pas misé lourd sur la Russie et la Turquie, autres demi-finalistes dont les cotes tournaient autour de 30 contre 1... Mais la tendance dégagée reste tout à fait acceptable.

UBS voyait les Tchèques
Mais ce n'est pas le cas pour tout le monde : dans ce petit jeu des pronostics, les banquiers suisses d'UBS ont pourtant eu leur heure de gloire. N'avaient-ils pas prévu, en 2006, l'identité de 6 des 8 quarts de finalistes de la Coupe du Monde et surtout le sacre des Italiens, pourtant mal considérés juste avant la compétition. Cette année, forts de ce coup de pub magistral, les analystes d'UBS ont claironné un peu haut et un peu fort que le vainqueur de l'Euro serait... La République Tchèque et que la Suisse atteindrait les demi-finales en éliminant l'Allemagne.
Le système de prévision mis au point en 2006, basé sur la valeur marchande des sélectionnés, l'historique et le contexte des confrontations a semble-t-il eu quelques ratés. Amusant d'ailleurs de découvrir que les spécialistes des prévisions de chez UBS ont par ailleurs négligé d'anticiper la crise des « subprimes »... Ce qui a finalement coûté la bagatelle de 4.5 millions de francs suisses de perte à l'établissement. Qui ne se refera en tous cas pas la cerise avec ses pronostics sur l'Euro, donc !

Tessier voyait la France
Enfin, pour revenir à des affaires plus franco-françaises, il faut bien aborder le cas d'Elisabeth Tessier qui, a défaut de s'y connaitre en football revendique une réelle compétence en astrologie. Et les astres lui avaient annoncé « un moment unique dans la vie » du sélectionneur Raymond Domenech. Avant l'Euro, sans doute pensait-elle à la victoire de la France... Désormais, elle peut toujours préciser qu'une demande en mariage devant 12 millions de personnes, c'est un truc qu'on ne vit qu'une fois !

La rédaction