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Pologne-Ukraine : un accouchement dans la douleur

La PGE Arena, à Gdansk

La PGE Arena, à Gdansk - -

Le 18 avril 2007, l’Ukraine et la Pologne étaient désignés pour organiser l’Euro 2012. Depuis, les deux pays de l’Est ont connu d’innombrables problèmes de logistique qui ont même remis en cause l’organisation de l’événement. Rappel des faits à un an du coup d’envoi de la compétition.

La catastrophe industrielle paraît évitée de justesse. C’est en tout cas Michel Platini qui l’affirme. « Oui, l'Euro aura bien lieu, comme promis, en Pologne et en Ukraine. » C’était en mars 2010 et un doute planait encore sur les possibilités du duo ukrainien et polonais à organiser le premier Euro de l’histoire de ces deux nations. La faute à des problèmes structurels colossaux qui ont poussé l’ancien numéro 10 des Bleus à envisager des solutions alternatives. « Avec l’Ukraine et la Pologne, il y a des hauts, des bas, des promesses, des retours en arrière, on envoie toujours des experts là-bas », confessait le dirigeant français. Le président de l’UEFA est furieux. En janvier 2008, Michel Platini, qui avait beaucoup insisté sur l’intérêt d’ouvrir l’Euro à des pays émergents de l’Europe de l’Est, exige un rapport détaillé de l’UEFA. La raison ? La lenteur des travaux concernant certains stades. « Je suis d'un naturel optimiste, c'est pour ça qu'on garde l'Ukraine, mais je ne sais pas combien de villes ukrainiennes participeront à l'Euro, menace-t-il. Avant les comités exécutifs de l'UEFA, il y a toujours des promesses de milliards d'euros qui arrivent, et qui repartent ensuite... » Le risque de voir le duo perdre l’organisation est réel. L’UEFA décide alors de se fixer un ultimatum jusqu’en septembre 2008 sans pour autant prévoir de plan B. Cela n’empêche pas l’Ecosse de proposer, immédiatement, sa candidature afin de pallier une éventuelle défection. En interne, l’UEFA réfléchit, toutefois, à la possibilité de confier uniquement l’organisation de l’Euro à la Pologne. Autre éventualité : voir l’Allemagne se rapprocher de son voisin polonais. Info, intox, le flou le plus total règne autour de l’organisation de l’Euro 2012.

Platini est rassuré…

Mais toutes ces spéculations vont s’estomper à partir de juillet 2008. Après qu’une délégation de l’UEFA se soit rendue en terre ukrainienne et polonaise, Michel Platini et ses proches sont rassurés. C’est une certitude, l’Euro 2012 ne changera pas de pays. Depuis, la Pologne a quasiment terminé ses investissements et ses travaux. L’Ukraine reste en retard au niveau des transports. « L’Ukraine a surtout construit des complexes et des infrastructures exceptionnelles, assène Henri Kasperczak, membre du comité d'organisation polonais. Mais ils ont des difficultés au niveau des transports. On le sait, les routes sont mauvaises là-bas. » Mais alors qu’en novembre prochain le Stade National de Varsovie et celui du Stade Olympique de Kiev seront livrés, tout semble rentrer dans l’ordre. « Nous allons dans la bonne direction, glisse Gianni Infantino, secrétaire général de l'UEFA. Nous sommes pleinement confiants. Toutes les routes ne seront peut-être pas finies, il manquera peut-être une étoile à certains hôtels, mais l'hospitalité et la chaleur de l'accueil compenseront. »