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Thuram : « Un challenge excitant »

L'Euro 2008, le dernier défi en bleu de Thuram

L'Euro 2008, le dernier défi en bleu de Thuram - -

A bientôt 36 ans, Lilian Thuram a un dernier défi à relever : participer et briller à l’Euro 2008.

Lilian, qu’attendez-vous de cette rencontre en Ukraine ?
C’est une très bonne chose que nous soyons qualifiés avant ce dernier match. C’est très important. Mais quand vous êtes en équipe de France, il faut tout faire pour gagner les matchs. Les Ukrainiens étaient remontés parce qu’ils voulaient nous éliminer. Maintenant que nous sommes qualifiés, peut-être qu’ils le sont un peu moins. J’espère en tout cas qu’on réalisera un bon match.

Qu’est-ce qui a changé dans l’état d’esprit de l’équipe de France maintenant que la qualification est assurée ?
Après le match de l’Italie contre l’Ecosse, nous avons été très heureux d’être qualifiés. L’approche du match est complètement différente. Aujourd’hui, on se projette déjà sur les championnats d’Europe.

William Gallas déclarait dernièrement dans une interview : « Lilian est pour moi un grand frère et pour d’autres, c’est un peu le patriarche. » Comment réagissez-vous ?
(Rires) Quand vous voyez des joueurs de 19 ou 20 ans alors que j’en ai bientôt 36, c’est assez bizarre. Mais je trouve que c’est une bonne chose. Ca m’oblige à faire des efforts pour rester au niveau. C’est un beau challenge. Ils sont rapides mais j’essaie de les contrer. C’est bien, ça me tire vers le haut.

Les anciens auront –ils un rôle important à l’Euro vis-à-vis de la jeune génération ?
Chacun de nous doit apporter le maximum sur le terrain. J’espère que nous aurons le bon comportement, les paroles justes pour leur faire comprendre que l’équipe de France doit être respectée, aimée. Il faut faire des efforts beaucoup plus poussés que dans son club, surtout quand vous êtes dans une phase finale.

C’était le problème de l’Euro 2004 ?
Ca a été une catastrophe. Il nous a manqué le respect. On avait sur le terrain une équipe où les joueurs ne se respectaient pas. Chacun faisait ce qu’ils voulaient sans respecter les consignes. Dans ces conditions, on ne pouvait pas aller loin.

Personnellement, cette qualification est-elle un soulagement ?
Je m’imagine toujours le pire. Je me voyais partir en Ukraine et encaisser un but à cinq minutes de la fin du match. C’était la catastrophe. J’espère de tout cœur participer à ce championnat d’Europe. Je sais que certaines personnes ont du mal à comprendre mais l’Euro est dans six mois. Pour moi, ça devient difficile physiquement. Mais c’est un challenge excitant à relever.

La rédaction - Rodolphe Massé