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Un arbitrage pas toujours cohérent

Chaque jour, Joël Quiniou intervient sur RMC. Aujourd'hui, l'ancien arbitre international revient sur l'arbitrage de M. Rosetti, lors de la finale de dimanche entre l'Espagne et l'Allemagne (1-0).

« Roberto Rosetti a sifflé 41 fautes réparties sensiblement entre chaque équipe, de même que pour les 4 cartons jaunes. Son arbitrage n’a pas été aussi fluide que lors de son quart de finale Turquie-Croatie (1-1, 3-1 tab). Il est vrai que le contexte était bien différent. Mais il n’a pas influencé le cours du match. Les Allemands ne pourront pas prétexter qu’ils ont été lésés d’un pénalty « oublié » en première période pour une main de Capdevilla, ce dernier touchant un ballon de la main, mais sans intention véritable. Sa gestion des cartons n’a pas toujours été des plus cohérentes, notamment sur l’altercation entre Ballack (très énervé) et Puyol. Cet incident de jeu a entrainé une échauffourée qui a amené le gardien Casillas à quitter sa surface pour séparer les protagonistes. Si M. Rosetti a eu raison d’avertir Ballack, on comprend moins la sortie du carton pour avertir Casillas. Dans le registre des sanctions administratives, Ramos et Mertesacker s’en sont très bien sortis. Quant aux gestes d’intimidation de Silva et Podolski, l’intention justifiant la sanction, il aurait été logique qu’ils soient eux aussi sanctionnés d’un carton jaune. Mais l’ensemble de la prestation de l’Italien dans cette finale reste satisfaisant même s’il n’a pas été transcendant. »