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Girard : « Abasourdi »

René Girard n'en revient toujours pas

René Girard n'en revient toujours pas - -

Battue par les Gallois (4-2), l’équipe de France espoirs voit le championnat d’Europe 2009 s’éloigner.

René Girard, comment expliquer ce scénario catastrophe (la France a encaissé trois buts dans les quinze dernières minutes) ?
Je suis abasourdi par ce qui nous est arrivé. On avait fait le plus dur en menant 2-1 et puis on a abandonné le match. Le score reflète parfaitement la physionomie du match. On fait des erreurs individuelles, on a des occasions mais on ne les met pas au fond. On a fait beaucoup trop d’erreurs pour gagner le match. On s’est pris un grand coup de bambou derrière la tête.

Le championnat d’Europe 2009 s’éloigne de plus en plus…
Ca se complique. En nous battant, les Gallois se remettent dans la course à la qualification. Il faut maintenant espérer qu’ils accrochent les roumains. Mais ce revers nous met dans une situation délicate. La qualification est vraiment compromise.

Que manque-t-il à cette génération ?
Défensivement, nous n’avons pas été à la hauteur. C’était pourtant notre point fort depuis plusieurs matchs. J’ai du mal à trouver des explications. J’ai aligné la défense sur laquelle je m’appuie habituellement. Pour moi, il n’y a jamais eu de souci dans ce secteur. Il y a des choses qu’on ne prévoit pas en football. C’est dur. A mon avis, il nous manque de la maturité. Je l’avais senti contre l’Arménie (1-1 en match amical la semaine dernière) et ça s’est confirmé contre les Gallois. Il y a peut-être également un manque d’envie. Nos adversaires évoluent dans des clubs plus modestes mais ils ont montré pendant 90 minutes qu’ils étaient capables d’aller chercher un résultat.

A ce niveau, comment peut-on encaisser trois buts dans les quinze dernières minutes ?
Je ne pensais pas que c’était possible… On a manqué de rigueur, on fait des erreurs grossières. Tout ça mélangé nous donne un cocktail désarmant. Quatre buts, c’est dur à avaler. Mais je reste persuadé que les garçons valent bien mieux que ça.

La rédaction-After Foot (H. Allin)