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Govou : « J’ai essayé de mener le foot et la vie à ma façon »

Govou : « J’ai essayé de mener le foot et la vie à ma façon »

Govou : « J’ai essayé de mener le foot et la vie à ma façon » - -

Invité mardi sur RMC dans le cadre de la promotion de sa biographie (1), l’ex-international Lyonnais de 31 ans défend sa carrière aux nuits parfois un peu arrosées.

Sidney Govou, pourquoi ce titre à votre livre ?
Quand je suis arrivé à 18 ans à Lyon, je n’aurai jamais imaginé être là où je suis aujourd’hui.

Vous ne pensez pas que vous auriez pu avoir une plus grande carrière d’attaquant (49 buts avec l’OL en 11 saisons de Championnat) ?
Certainement, mais je n’ai joué attaquant que deux ans, ma première année avec Santini, puis avec le Guen. J’étais second attaquant de pointe. Santini me disait que je ne devais pas jouer sur les couloirs. J’ai quand même apprécié d’y jouer, il y avait un côté bagarreur.

Vos écarts nocturnes en dehors des terrains ne vous ont pas freiné dans votre carrière ?
Je suis un épicurien, j’aime la vie. Je ne suis pas menteur, c’est vrai que j’ai été un peu trop loin certaines fois. Mais si j’avais une vie aussi dissolue qu’on peut le dire, je n’aurai pas fait autant de matches à Lyon. J’ai essayé de mener le foot et la vie à ma façon.

Aujourd’hui au Pana, vous jouez pour le SMIC…
Oui, ça devenait compliqué, il se disait beaucoup de choses, je suis allé les voir la direction du club pour leur dire que je n’étais pas venu pour les voler, et je leur ai fait cette proposition là.

Voudriez-vous revenir en Ligue 1 ?
On va voir ce qu’il se passe après les vacances. Pourquoi pas un retour, s’il y a un club qui me met dans l’axe. Aucun contact. Evian ? J’ai lu ça aussi.

Comment êtes vous arrivé à l’OL ?
J’ai quitté le Puy-en-Velay à 18 ans. J’ai commencé le foot à Brive-Charensac, je jouais 10. J’ai fait un essai à Lyon, en mars 97. On était deux joueurs de 17 ans, Olivier Sorlin et moi. Quelques jours plus tard, ma mère m’appelle et me dit que l’OL voulait me faire signer un contrat.

« On a fait une grosse connerie en Afrique du Sud »

Vous êtes resté fidèle à votre agent Frédéric Guerra…
Oui, à part la saison dernière au Pana où on a eu un petit différent (il a rejoint John Bico, NDLR). On s’est construit ensemble, ça n’a pas tout le temps été facile, mais Fred m’a apporté un certain équilibre.

Vous êtes un des rares joueurs à avoir défendu Domenech…
Je trouve que c’est un bon entraîneur, il connait le foot, après les mises en place, les entraînements, la progression de l’équipe, c’est une autre histoire... On sait où ça nous a mené.

Avez-vous digéré le fiasco des Bleus en Afrique du Sud, et l’affaire du bus à Knysna ?
Ça reste une tache. On a fait une grosse connerie. On a pris une décision à laquelle on s’est peut-être bêtement attaché. Ce qui nous a fait dégoupiller, c’est le manque de discussion avec la Fédé, on nous a juste dit que Nico était renvoyé.

Qu’avez-vous fait de votre prime (environ 100 000 euros) ?
Je l’ai distribué à mes deux clubs formateurs, Brive et le Puy, 50-50, pas de jaloux !

(1) « Je ne pensais pas aller si loin », éditions Jacob-Duvernet

Le titre de l'encadré ici

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Evian veut Govou
Invité de Coach Courbis, l’agent de Sidney Govou a confirmé que le club haut-savoyard était désireux d’accueillir l’ancien attaquant de l’OL : « Il y a une vraie proposition d’Evian. Franck Riboud (patron du club et de Danone, NDLR) a analysé le côté positif de Sidney, il est sous le charme, a indiqué Frédéric Guerra. Il veut discuter avec lui, il pense que ce garçon a mouillé le maillot, et qu’il sera précieux dans le vestiaire. » Arrivé en 2010 à Athènes, Sidney Govou a encore un an de contrat avec le Panathinaikos.