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Harit évoque le dramatique accident de la route vécu au Maroc en 2018

Harit

Harit - AFP

Il y a un an, l'international marocain Amine Harit avait mortellement renversé un homme alors qu'il circulait en voiture à Marrakech. Dans une interview à L'Equipe ce dimanche, le joueur de Schalke 04 évoque ce drame, et les conséquences sur sa vie personnelle comme professionnelle.

Il rentrait tout juste de la Coupe du monde en Russie, et avait décidé de passer quelques jours au Maroc pour décompresser. Avant que les vacances ne virent au drame. Le 29 juin 2018, Amine Harit, milieu offensif de Schalke 04, et ancien du FC Nantes, avait mortellement renversé un homme alors qu'il circulait en voiture, avec son frère, à Marrakech. Condamné début août à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 8.600 dirhams (780 euros), le joueur avait ensuite pu reprendre le cours de sa vie et de sa carrière. Mais pas sans conséquence, comme il le raconte ce samedi dans une interview à L'Equipe.

"Au fond de moi, ça n'allait pas"

"C'était le début d'une période très compliquée. J'ai beaucoup pensé à cette personne, raconte l'intéressé, qui n'a pas été retenu avec le Maroc pour la CAN. Il faut comprendre que, malheureusement, des accidents comme ça arrivent tous les jours. Mes parents sont d'abord allés voir la famille du défunt, moi je n'étais pas bien du tout donc je leur ai parlé au téléphone. Je me suis senti un petit peu mieux une fois que j'ai parlé à la maman, à la famille, c'est ça qui me pesait le plus. Ils m'ont dit qu'ils ne m'en voulaient pas, je leur suis vraiment reconnaissant."

Reste que pour Harit, cet événement est l'une des explications à sa saison difficile, aussi bien sur un plan individuel que collectif. "J'ai essayé d'être le même que la saison d’avant, j'ai tout fait pour, mais une fois sur le terrain, je me disais 'mais non, je n'y arriverai pas', confie-t-il. Au fond de moi, ça n'allait pas et je me mentais. [...] Avec Schalke, on a perdu les cinq premiers matchs. J'étais titulaire à la première journée et je suis resté sur le banc les quatre suivantes. Ce qui m'est arrivé a été énormément commenté en Allemagne mais il n'y a pas qu'Amine Harit. Malheureusement, j'étais la cible la plus facile..."

CC